Le Mile-Ex accueillera un «hub» en intelligence artificielle

Publié le 02/02/2018 à 12:32, mis à jour le 02/02/2018 à 15:44

Le Mile-Ex accueillera un «hub» en intelligence artificielle

Publié le 02/02/2018 à 12:32, mis à jour le 02/02/2018 à 15:44

Par Denis Lalonde

L'établissement O Mile Ex accueillera plus de 160 chercheurs en intelligence artificielle. (Photo: Courtoisie)

Une ancienne usine de textile située sur la rue Saint-Urbain, dans le quartier Mile-Ex à Montréal, accueillera un groupe d'entreprises en intelligence artificielle d'ici la fin de l'année. 


L'immeuble O Mile Ex abritera l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA), l'Institut de valorisation des données (IVADO), de même qu'Element AI, le laboratoire un intelligence artificielle (IA) de la société française Thales et la division d'IA d'une grande banque canadienne. 


L'établissement compte déjà quelques locataires, incluant le studio de jeu vidéo Behavior, la division de production multimédia du Cirque du Soleil 4U2C et Rogue Research, qui évolue dans le secteur des sciences de la vie. 


Vacants depuis la fermeture de l'usine de textile Main Knitting en 2008, les espaces de près de 400 000 pieds carrés ont été transformés. «Le O Mile Ex intègre désormais de multiples caractéristiques vertes, tel qu'une toiture blanche réfléchissante, un stationnement intérieur pour vélos ainsi qu'une enveloppe et un système de chauffage à haute efficacité énergétique. Des bornes de recharge pour les véhicules électriques doivent également s'ajouter», lit-on dans un communiqué.


Les locaux abritent aussi un gymnase, une aire de jeux de table, une garderie et un café.


«Nous avons fait le pari de tout mettre en œuvre pour que l'édifice séduise les entreprises qui doivent attirer et retenir les meilleurs talents», explique Martin Galarneau, associé chez TGTA, une firme de développement et d'investissement immobilier.


«TGTA a acheté le bâtiment industriel en 2014 avec l'idée de le convertir pour accueillir des entreprises de la nouvelle, dont celle du jeu vidéo. À ce moment, on commençait à entendre parler d'intelligence artificielle, mais le secteur a pris beaucoup d'ampleur depuis. L'IA ne faisait pas partie de notre plan d'affaires au départ», concède-t-il.


(Photo: courtoisie)


Un investissement de 60M$


Au total, la société a investi 60 millions de dollars (M$) dans l'immeuble, soit 17M$ pour l'acquisition, 27M$ pour les travaux de rénovation et 16M$ pour les travaux d'amélioration locative.


Ce dernier précise que TGTA a reçu l'appui de partenaires institutionnels dans le projet de rénovation de l'immeuble, soit les régimes de retraite de la Ville de Québec et de la Société de transport de Montréal, ainsi que Fondaction.


Pierre Boivin, coprésident du comité d'orientation pour la création de la grappe québécoise en intelligence artificielle (IA) et président-directeur général de Claridge, avait laissé entendre à la mi-janvier que le MILA allait sous peu déménager dans de nouveaux locaux, sans préciser où.


«Le MILA aura pignon sur rue hors campus, grâce à un partenariat entre l'Université McGill et l'Université de Montréal. L'Institut regroupera tous les chercheurs en apprentissage automatique et en apprentissage profond en un lieu d'un demi-million de pieds carrés à Montréal», avait-t-il affirmé, durant un panel du Forum stratégique sur l'intelligence artificielle, organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.


Selon lui, en plus de 160 chercheurs universitaires, les locaux abriteront 20 laboratoires de recherche ouverte en innovation (living labs), des startups et des équipes d'entreprises de moyenne et grande taille.


D'autres achats dans le secteur?


Une fois que les locataires annoncés auront emménagé sur la rue Saint-Urbain, l'établissement sera plein. 


Martin Galarneau dit bien sûr sonder les marchés environnants à la recherche de nouveaux projets, tout en étant conscient que de nombreux promoteurs vont probablement vouloir faire de même, ce qui risque de faire grimper les prix. 


«La rénovation d'anciens bâtiments industriels est le genre de projets que nous aimons beaucoup. Mais avec ce qui se passe en ce moment, je présume que ça aura un impact sur les marchés avoisinants», dit-il, bien conscient que le O Mile Ex pourrait devenir un «aimant» pour les différents acteurs de l'écosystème en intelligence artificielle à Montréal.


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