IA: la vision des géants qui ont choisi Montréal

Offert par les affaires.com

Publié le 02/02/2018 à 11:50, mis à jour le 02/02/2018 à 15:16

IA: la vision des géants qui ont choisi Montréal

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Publié le 02/02/2018 à 11:50, mis à jour le 02/02/2018 à 15:16

Par Denis Lalonde

(Photo: Thales)

Quelles visions ont Google, Microsoft, IBM et Thales pour leurs activités en intelligence artificielle à Montréal?


Des représentants des quatre entreprises étaient réunis pour un panel sur le sujet durant le Forum stratégique sur l'intelligence artificielle (IA), organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) à la mi-janvier.


«Nos activités à Montréal commenceront avec CortAIx», précise d'entrée de jeu Siegfried Usal vice-président, Stratégie, Recherche et Technologie chez Thales. Annoncée en octobre, l'arrivée de la société française Thales à Montréal devrait se traduire par l'embauche d'une équipe de 50 personnes regroupant surtout des chercheurs et de développeurs en IA dans la métropole.


CortAIX regroupera un laboratoire industriel et une «usine numérique». «Le laboratoire constitue un investissement de 15 millions $ sur cinq ans, dont la moitié ira directement au milieu académique. Cela doit permettre d'augmenter la création de science et d'expertise en IA dans nos verticaux industriels», raconte M. Usal. Thales évolue surtout dans les verticaux de l'aérospatiale, du spatial, de la défense, de la sécurité et du transport.


De son côté, l'usine numérique doit permettre de créer des produits qui intègrent de l'IA et qui sont destinés à combler des besoins de clients de la société grâce à des cycles de développement «très rapides».


«Nous prévoyons embaucher dans le bassin de Montréal, mais nous avons aussi de nombreuses candidatures de chercheurs à l'international qui veulent déménager ici», précise Siegfried Usal.


Ce dernier ajoute que Thales compte 2000 emplois au Canada, dépense 40 millions $ par année en recherche et développement et possède des partenariats avec des universités depuis presque 20 ans. «Nous comprenons la mécanique québécoise en particulier et canadienne au sens plus large», dit-il.


Deux équipes en IA pour Google


En plus de son équipe d'ingénieurs qui travaille à renforcer la sécurité du navigateur web Chrome, Google a ajouté en 2017 deux équipes de travailleurs en intelligence artificielle à Montréal.


Google Brain, dirigé par Hugo Larochelle, dirige des travaux en apprentissage profond. Les travaux du groupe sont surtout axés sur la recherche et sur des contributions à l'écosystème mondial en intelligence artificielle. 


De plus, Google Deep Mind a également pignon sur rue à Montréal. C'est Shibl Mourad qui dirige cette unité, avec l'appui de Doina Precup, enseignante de l'Université McGill. «DeepMind travaille sur des applications pratiques, ou sur de l'IA appliquée, principalement dans les secteurs de la santé, de l'éthique et du sociétal, et pour les besoins de Google», explique David Beauchemin Directeur régional chez l'entreprise de Mountain View.


Des solutions verticales pour IBM


De son côté, IBM dit poursuivre l'amélioration de sa plateforme intelligente Watson, en se concentrant sur des solutions verticales. L'entreprise qui compte 5000 employés au Québec collabore avec l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA) à trouver des solutions à des problématiques bien précises.


«Nous faisons entre autres de l'automatisation intelligente dans le monde manufacturier grâce l'inspection visuelle, qui fonctionne très bien pour trouver les défauts sur les produits ou sur les machines en temps réel», raconte Imed Othmani, associé délégué, Intelligence artificielle et analytique chez IBM.


La multinationale dit également travailler à améliorer la fluidité du trafic à Montréal en développant, grâce aux données de la ville (en plus des données sur la météo et les médias sociaux), pour développer un modèle prédictif des accidents pour chacune des intersections de la métropole.


Reconnaissance et compréhension du langage


Grâce à l'achat de la société ontarienne Maluuba en janvier dernier, et à son déménagement à Montréal, Microsoft compte sur une équipe d'une centaine de chercheurs en ville. L'entreprise fait aujourd'hui partie du centre mondial de la société de Seattle, avec une spécialisation en reconnaissance et compréhension du langage. 


«L'équipe aide nos partenaires et nos clients à utiliser cette technologie là et à se l'approprier», dit Charles Verdon, stratège en innovation par les données chez Microsoft.


Microsoft dit avoir déménagé Maluuba de Waterloo à Montréal pour profiter du bassin de spécialistes en intelligence artificielle plus grand, en doublant la taille de son équipe, qui était de 50 travailleurs il y a un an.


 

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