Écofrais sur les produits électroniques : des avis divergents

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

Écofrais sur les produits électroniques : des avis divergents

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

[Photo: Shutterstock]

En juillet 2012, le Québec devenait l'une des dernières provinces canadiennes à se doter d'un programme de recyclage et de réemploi des produits électroniques. Un dispositif financé par des écofrais, dont les montants sont réévalués chaque année et qui varient de 0,70 $ pour les téléphones cellulaires à 24 $ pour les télévisions de plus de 45 pouces, selon le coût de recyclage des appareils.


Trois ans plus tard, l'Association pour le recyclage des produits électroniques (ARPE), pilotée par les acteurs de l'industrie des produits électroniques et responsable de la gestion du programme, dresse un bilan positif. «Nous avons recueilli 17 000 tonnes de produits électroniques en 2014 [soit une hausse de 70 % par rapport à 2013], déclare Dominique Lévesque, directrice générale de l'ARPE Québec. Le défi - d'inciter les Québécois à rapporter les produits en fin de vie -, est de plus en plus souvent relevé.»


Cependant, Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, ajoute quelques bémols. «On sait combien de tonnes sont récupérées, mais pas combien de tonnes ont été générées. Ce serait bien de connaître le taux de récupération», déplore-t-il. Mme Lévesque affirme que ces informations seront connues l'an prochain.


Recyc-Québec, qui a mandaté l'ARPE Québec, se dit satisfaite des premiers résultats du programme. «L'organisme respecte les termes de l'entente», a dit Recyc-Québec par courriel.


Le nombre de points de collecte est passé de 272 à 681 entre 2012 et 2014. Un réseau composé de magasins indépendants et de grandes chaînes comme Bureau en gros ou Best Buy. «Le système est bien rôdé, et l'offre des détaillants contribue à faciliter l'accès des points de dépôt aux consommateurs», se félicite Nathalie Saint-Pierre, vice-présidente, Québec, du Conseil canadien du commerce de détail. Parmi ses 1 570 membres, l'ARPE compte également les détaillants de produits électroniques.


Une fois recueillis, les produits sont acheminés à des recycleurs qui récupèrent le verre, le plastique ou encore l'or et le cuivre qui serviront à fabriquer de nouveaux produits. D'autres appareils comme les téléphones et les ordinateurs sont reconditionnés et remis en marché.


Des bémols


C'est pour compenser le coût de ce processus que des écofrais de 42 millions de dollars ont été prélevés en 2014. Les coûts d'exploitation, d'administration et de communication se sont élevés à 20 M$. Karel Ménard montre du doigt le surplus d'argent important généré par le programme. «Certes, le programme a l'obligation de s'autofinancer [sur 18 mois], mais les écofrais sont faramineux», estime-t-il.


Face à ces critiques, Mme Lévesque met en avant la nouveauté du programme, et compte sur la plus grande participation des Québécois pour voir les quantités de produits récupérés, et donc les coûts d'exploitation, augmenter. «C'est normal que les revenus soient plus élevés au début, car le montant des écofrais est fondé sur des prévisions, affirme-t-elle. Nous sommes un organisme sans but lucratif, et nous avons été ravis de réduire ces frais de manière importante cette année.» Par exemple, les écofrais pour les téléviseurs de plus de 45 pouces sont passés de 39,50 $ à 24 $ en mai.


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