Artistes et entreprises médias unis pour une taxe Netflix

Publié le 06/12/2017 à 15:46

Artistes et entreprises médias unis pour une taxe Netflix

Publié le 06/12/2017 à 15:46

Par AFP

Des groupes de médias, des éditeurs de musique, de livres et des associations de producteurs de contenus ont réclamé mercredi au gouvernement fédéral de taxer les grandes entreprises du Web au même titre que les entreprises canadiennes.


«On ne peut permettre aux géants étrangers d'échapper aux taxes que toutes les entreprises» culturelles canadiennes doivent prélever, selon la centaine de signataires en faisant référence au régime privilégié des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).


 «Il faut corriger cette injustice qui pénalise nos entreprises, nos artistes, nos artisans et nos travailleurs. Tous ensemble, nous avons le devoir de protéger la culture du Québec et du Canada», soulignent les créateurs de contenus et diffuseurs du milieu culturel québécois.


Les grands groupes de médias comme Bell Média, Québécor et Cogeco ont cosigné la déclaration aux côtés d'artistes comme le musicien Alex Nevsky ou le cinéaste Denys Arcand, et de nombreux représentants de l'industrie musicale, audiovisuelle et littéraire.


Cette annonce fait suite à l'accord passé fin septembre entre le gouvernement de Justin Trudeau et Netflix, qui va créer une société de production en sol canadien et investir 500 millions de dollars canadiens (332 millions d'euros) dans la production de contenus originaux canadiens sur cinq ans, tout en étant dispensé d'impôt pour ses services de streaming.


Le gouvernement du Québec n'a «toujours pas accès au contenu de l'entente» entre le gouvernement fédéral et Netflix, a déploré mercredi Marie Montpetit, ministre provinciale de la Culture, soutenant par la même occasion «la démarche faite par les artistes et créateurs (...) de soutenir le contenu francophone au Québec» face à cette fiscalité à deux vitesses.


Contrairement aux producteurs et diffuseurs de contenus canadiens, Netflix, à l'instar des géants du Web américains comme Google, Apple, Facebook ou Amazon, n'est pas soumis au même régime fiscal avec des sièges sociaux basés à l'étranger et dans des pays avec un régime fiscal plus favorable.


La taxation des GAFA est un problème auquel est également confronté l'Union européenne, qui voit s'envoler d'importantes recettes fiscales.


 

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