Les États-Unis traitent l'antivirus Kaspersky comme un logiciel espion russe

Publié le 12/07/2017 à 12:03

Les États-Unis traitent l'antivirus Kaspersky comme un logiciel espion russe

Publié le 12/07/2017 à 12:03

Par AFP

Le gouvernement américain a décidé d'interdire aux agences fédérales d'acheter des logiciels de la société russe Kaspersky Labs, spécialisée dans la sécurité informatique, en raison des liens supposés de l'entreprise avec les services de renseignement russes.


Le bureau chargé des achats du gouvernement fédéral américain (GSA) a indiqué à l'AFP dans un communiqué avoir retiré Kaspersky Labs de la liste des vendeurs agréés.


«Les priorités du GSA sont d'assurer l'intégrité et la sécurité des systèmes et des réseaux du gouvernement des Etats-Unis», a déclaré l'agence.


Cette décision a été prise à la suite d'un avertissement des services de renseignement américains et de responsables de la sécurité nationale sur l'utilisation des logiciels Kaspersky, qui fournit notamment des logiciels antivirus.


Ces responsables ont fait part de leurs inquiétudes sur les liens supposés de Kaspersky Labs avec l'armée et les services secrets russes, au cours d'une audition au Congrès en mai, sans toutefois préciser ces accusations.


Kaspersky Labs a nié mercredi toute implication avec les autorités russes, affirmant à l'AFP être «injustement accusée sans preuve concrète pour étayer ces fausses allégations».


«Kaspersky Labs n'a aucun lien avec un quelconque gouvernement, et la société n'a jamais aidé, et n'aidera jamais, un quelconque gouvernement au monde dans ses efforts d'espionnage informatique», a ajouté la société.


Selon une enquête de Bloomberg News publiée cette semaine, des emails internes de l'entreprise montrent que Kaspersky a entretenu une relation étroite avec le FSB, la principale agence de renseignement russe.


Kaspersky Labs a réagi mardi à cette enquête, estimant que «les communications ont été mal interprétées ou manipulées», tout en reconnaissant «coopérer de manière régulière avec les autorités, les autres entreprises de cybersécurité et les victimes de cybercriminalité».


Le fondateur de l'entreprise Eugene Kaspersky, né en Russie, a démenti à plusieurs reprises tout lien avec des agences gouvernementales.


«Pour une raison ou une autre, on suppose que puisque nous sommes Russes, nous devons être liés au gouvernement russe. Mais est-ce que quelqu'un pense sérieusement que nous pourrions survivre longtemps en tant que société mondiale, si nous étions un pion de quelque gouvernement que ce soit?», a-t-il écrit dans un blog daté du 30 juin.


 


image

Sommet sur l'énergie

Mardi 23 janvier


image

eCommerce

Mardi 30 janvier


image

Financement PME

Mercredi 31 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mardi 06 février


image

Usine 4.0

Mercredi 14 mars


image

Objectif Nord

Mardi 24 avril


image

Rémunération globale

Mercredi 25 avril


image

Femmes leaders

Mercredi 16 mai

Sur le même sujet

La nouvelle arme pour battre les pirates: l'intelligence artificielle

07/12/2017

Oubliez les vieilles méthodes pour détecter les attaques. Voici les nouvelles armes.

L’industrie minière: cible des pirates

Si des vols de données contre des entreprises comme Uber ou Equifax peuvent coûter plusieurs milliers de ...

À la une

Les 10 commandements

Édition du 13 Janvier 2018 | François Pouliot

CHRONIQUE. Ça y est, nous y sommes de nouveau. La période des REER est en marche. Dans quoi devrait-on investir?

Le truc parfait pour doubler le taux d'ouverture de vos courriels

Il y a 26 minutes | Stéphanie Kennan

BLOGUE INVITÉ. Une astuce infaillible, mais qui demande du courage...

Irosoft de nouveau start-up dans l'âme

15:02 | Marie Lyan

PME DE LA SEMAINE. Après 22 ans d'existence, Irosoft s'est remis en mode «startup» pour grossir à l'international.