Facebook a laissé des groupes chinois accéder aux données de ses usagers

Publié le 06/06/2018 à 06:30

Facebook a laissé des groupes chinois accéder aux données de ses usagers

Publié le 06/06/2018 à 06:30

Par AFP

Facebook a indiqué mardi que le chinois Huawei faisait partie des fabricants de smartphones qui avaient eu accès à des données de ses utilisateurs, suscitant la colère de parlementaires américains qui considèrent cette entreprise comme le bras armé technologique de Pékin.


«Huawei est le troisième plus grand fabricant d'appareils mobiles dans le monde et ses appareils sont utilisés partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis. Facebook, comme d'autres entreprises technologiques américaines a travaillé avec lui, et d'autres fabricants chinois, pour rendre compatible (Facebook) dans leurs téléphones», a indiqué par mail à l'AFP, Francisco Varela, chargé des partenariats mobiles chez Facebook, confirmant une information du New York Times.


Ce processus visant à rendre Facebook compatible avec les smartphones des groupes chinois Huawei, Lenovo, OPPO et TCL «était contrôlé depuis le départ» par la société de Mark Zuckerberg, a-t-il ajouté.


«Compte tenu de l'intérêt de la part du Congrès, nous voulions préciser clairement que toutes les informations» permettant de rendre Facebook compatible avec les téléphones Huawei "étaient stockées dans l'appareil et non les serveurs de Huawei", a encore dit M. Varela.


Huawei a toujours nié ces allégations


Le New York Times avait déjà écrit dimanche soir que Facebook avait laissé plusieurs dizaines de fabricants de smartphones accéder à des informations sur ses utilisateurs sans leur consentement, pour que ces industriels puissent proposer Facebook sur leurs téléphones - avant le développement d'une «appli» Facebook dédiée, disponible pour les appareils Android ou iPhone. Mardi, il a précisé que des groupes chinois, dont Huawei, en faisaient partie.


Facebook, né en 2004, avait réagi en expliquant qu'en effet, avant la création d'une application Facebook standardisée, une soixantaine de fabricants de téléphones comme Amazon, Apple, Blackberry, HTC, Microsoft et Samsung, avaient collaboré avec le réseau social pour adapter une interface de la plateforme sur leurs appareils.


Il avait en revanche indiqué que l'accès aux données personnelles n'était pas possible sans l'accord de l'usager, qu'il n'avait pas connaissance d'un mauvais usage de ces données par les groupes en question et qu'il avait commencé à mettre fin à ce type d'accords avec les fabricants.


«Que Facebook ait laissé des fabricants d'appareils comme Huawei et TCL accéder à ses interfaces soulève des inquiétudes légitimes et j'ai hâte de savoir comment Facebook s'est assuré que les informations sur ses usagers n'étaient pas arrivées jusqu'à des serveurs chinois», a réagi le sénateur démocrate Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale sur le renseignement.


Ces révélations tombent d'autant plus mal qu'elles interviennent dans un climat d'extrêmes tensions commerciales entre Pékin et Washington, sur fond de menace de guerre commerciale via des taxes douanières punitives.


Et c'est un nouveau boulet au pied de Facebook, déjà cloué au pilori depuis l'éclatement mi-mars du scandale Cambridge Analytica.​


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