Les PME du Québec n'ont jamais été aussi optimistes en six ans

Publié le 27/07/2017 à 09:07

Les PME du Québec n'ont jamais été aussi optimistes en six ans

Publié le 27/07/2017 à 09:07

Par Yannick Clérouin

Photomontage 123rf

Même si le temps pluvieux a des conséquences désastreuses pour de nombreux restaurateurs et propriétaires d’entreprises saisonnières, cela n’a pas refroidi l’optimisme des dirigeants de PME du Québec, qui se trouve à un sommet en six ans.


La belle tenue de l’économie québécoise–le PIB du Québec a progressé pour un sixième mois consécutif en avril– dope le moral des entrepreneurs de la province, en dépit de conditions climatiques de nature à déprimer quiconque exploite une terrasse, un couette et café ou une pépinière.


L’indice du Baromère des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante(FCEI) a gagné trois points en juillet pour s’établir à 68,9. Il s’agit d’un sommet en plus de six ans pour cet indicateur que Les Affaires suit mensuellement.


Cette poussée place ainsi le Québec au deuxième rang provincial du pays, derrière l’Île-du-Prince-Édouard. L’optimisme des propriétaires de PME québécois contraste avec le reste du Canada, où la confiance a poursuivi sa chute amorcée en juin. Pour l’ensemble du pays, l’indice a reculé de 0,3 point à 60,7.


La confiance des entrepreneurs québécois est ainsi nettement plus élevée que celle des voisins ontariens(59,5), où la hausse marquée du salaire minimum va entraîner une augmentation des charges salariales. Les résultats du deuxième trimestre dévoilés par l’épicier Loblaw(Tor., L) mercredi ont à ce titre fourni un aperçu de ce qui attend entre autres les détaillants ontariens qui versent le salaire minimum à leurs employés.


En Alberta, où le salaire minimum passera aussi à 15$ l’heure en 2018 et qui reste minée par les bas prix du pétrole, la confiance des propriétaires de PME a encaissé le plus important recul mensuel, soit de 4,3 points à 57,3.


Embauches en vue au Québec


Galvanisés par un contexte d’affaires qu’ils jugent bons–56% des répondants pensent que leur entreprise est en bonne santé contre seulement 6% qui sont d’avis contraire–, les entrepreneurs de la province demeurent en mode embauche. Quelque 25% des propriétaires de PME envisagent de recruter du personnel, contre seulement 5% qui prévoient réduire leurs effectifs à temps plein, démontre le sondage de la FCEI.


Cela dit, le taux de chômage le plus faible depuis 1976 au Québec et la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée alimentent les craintes à l’égard des coûts de main-d’oeuvre. Les charges salariales représentent en effet la principale source d’inquiétude pour les propriétaires de PME de la province(57% des répondants).


À la lumière de ces résultats, force est de constater que les PME québécoises ne sont pas–encore– particulièrement inquiètes des conséquences potentielles de la renégociation de l’ALÉNA avec les États-Unis.

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