«L'entrepreneur est paresseux»

Publié le 31/10/2017 à 15:30

«L'entrepreneur est paresseux»

Publié le 31/10/2017 à 15:30

Par lesaffaires.com

Travailler fort est un mythe, lance dans son dernier livre l’ancien Dragon François Lambert.


«L’entrepreneuriat, c’est difficile. Point.» Le titre du nouveau livre de François Lambert ne réserve aucune nuance et dissipe en quelques mots le fantasme de l’argent qui tombe du ciel.


L’entrepreneur et investisseur, présenté comme le «baveux» de l’émission Dans l’œil du dragon, raconte en 33 chapitres, courts, francs et incisifs, son quotidien d’hommes d’affaires.


Rien n’y échappe, des employés cachant leur potentiel à l’ingrédient principal du défi d’entreprendre qui n’est pas, selon l’auteur, la passion.


Au milieu de ces affirmations, un mythe est égratigné: l'entrepreneur bourreau de travail. C'est faux, d'abord parce qu'«on travaille fort mais pas tout le temps», écrit François Lambert.


Travailler sans répit fait perdre cette vivacité d'esprit dont on a besoin pour réussir en affaires. Et dans la mesure où l'entrepreneur est une personne paresseuse, cherchant à simplifier la vie, il a besoin de travailler intelligemment. «Puisqu'on est paresseux, on n'a pas envie de recommencer la même chose dix fois».


Sans oublier que si la charge de travail ne se déleste pas, c'est qu'on a un sérieux problème: celui de ne pas savoir déléguer.


«Si on n'a pas le temps de faire des ventes parce qu'on passe toutes nos journées à faire de la comptabilité, comment notre compagnie peut-elle progresser», interroge François Lambert.


Ne pas s'entourer revient à travailler pour soi, à demeurer auto-entrepreneur. Autrement dit, écrit l'auteur, «on ne pourra jamais atteindre la liberté financière».


Lambert pousse alors la réflexion en estimant que ce qui distingue le bon du mauvais entrepreneur reste cette faculté du chef d'orchestre. Ce n'est pas lui qui joue la musique et les musiciens pourront survivre en son absence.


C'est l'une des fiertés de l'auteur d'ailleurs qui rappelle qu'un matin, il est allé trouver son associé pour lui annoncer qu'il quittait cette entreprise qui était la sienne. «La relève était là. L'entreprise ne soufrirait pas de mon départ», insiste-t-il.


Enfin, l'auteur recommande simplement à ceux qui entreprennent, et qui ont une famille, d'«être à la maison pour le souper». Car s'il y a des périodes où le meneur doit mettre les bouchées doubles, il faut surveiller les raisons de l'acharnement professionnel.


Parfois, «c'est un moyen d'éviter ses responsabilités ou une personne en particulier», souligne François Lambert.


 


 

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