Labplas: un déménagement qui ravit les employés et la direction

Publié le 16/08/2018 à 13:17

Labplas: un déménagement qui ravit les employés et la direction

Publié le 16/08/2018 à 13:17

Par Claudine Hébert

(Image: capture d'écran)

Les PME qui vivent de fortes croissances connaissent la chanson. Il arrive un jour où les agrandissements ne suffisent plus pour répondre à leur croissance. Il faut alors déménager la production dans un plus grand bâtiment. Un casse-tête duquel l’entreprise Labplas, à Sainte-Julie, s’est assez bien tiré d’affaire.


Il y a deux ans, l’entreprise qui fabrique des sacs d’échantillonnage stériles pour fins d’analyses (détection d’E. coli, salmonellose, prélèvement de sol…) a réalisé que les 27 000 pi2 du bâtiment de la rue Bombardier ne convenaient plus. Après deux agrandissements en vingt ans, cette adresse était occupée à sa pleine capacité. «Le problème, c’est qu’il n’y avait plus aucun terrain permettant la construction de nouveau bâtiment industriel à Sainte-Julie. On craignait de devoir quitter la ville. Une solution qui était loin de faire notre bonheur. Ni celui de nos 85 employés», explique Danielle Lafond, présidente de Labplas.


Il faut savoir qu’un employé sur 5 chez Labplas compte plus de dix ans d’ancienneté. Le spectre d’un déménagement n’était donc pas sans inquiéter le personnel habitué à sa routine. Lorsque Danielle Lafond a finalement annoncé à tout le monde que Labplas déménageait à seulement deux rues du lieu de production, les employés ont poussé un long soupir de soulagement. «Une bonne partie d’entre eux avait même les larmes aux yeux», décrit Mme Lafond.


Grâce à un heureux hasard, Acier Picard, une entreprise de la zone industrielle de Sainte-Julie, a quitté la ville pour emménager à Varennes à la fin de 2015. Cette décision a permis à Labplas d’avoir accès à un vaste bâtiment de 65 000 pi2 d’espace situé rue Nobel. L’achat et la transformation de l’usine pour y aménager 19 lignes de production ont coûté 7 millions $. «Un investissement dont l’impact est déjà palpable» soutient Danielle Lafond. L’entreprise compte aujourd’hui 115 employés et génère un peu plus de 14M$ de revenus annuels. C’est près de 20% de plus qu’à pareille date l’an dernier, confie-t-elle. 


De plus, cette nouvelle adresse dispose de suffisamment de terrain pour ajouter 10 000 pi2 de plus au bâtiment si nécessaire.


Une relève et d’autres projets


Fondée en 1987 par Danielle Lafond et son père André, la PME est devenue la propriété unique de Mme Lafond en 1993. Aujourd’hui, c’est à son tour de préparer la relève. Son fils Benoît occupe déjà le poste de directeur général, dit-elle. Mais en attendant de passer le flambeau, d’autres développements majeurs motivent encore l’entrepreneure de 58 ans.


Labplas, insiste-t-elle, est une entreprise unique au pays. En plus d’offrir des solutions d’échantillonnage à des entreprises du secteur agroalimentaire, pharmaceutique et environnemental, elle dispose d’un laboratoire microbiologique ainsi que d’une équipe de recherche et développement qui conçoit de nouveaux produits et équipements pour répondre aux besoins très nichés de sa clientèle. 


Présente dans plus de 55 pays (plus de 95% de ses revenus proviennent d’ailleurs de l’extérieur du Canada), cette PME souhaite ouvrir dès le printemps 2019 un entrepôt de distribution en Belgique. «Il s’agira d’un partenariat avec une entreprise en logistique qui nous permettra de réduire les délais de livraison d’au moins trois semaines pour nos clients européens. Il permettra également de rendre nos produits accessibles à de plus petits distributeurs. Ce qui se traduira, conclut-elle, par une présence encore plus forte en Europe. Un marché qui devient presque aussi imposant que celui des États-Unis.»


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

À la une

Qu’est-il advenu du partenariat entre Banque Nationale et Bill Gross?

Il y a 54 minutes | Stéphane Rolland

L'association entre BNI et Bill Gross aura durée moins de deux ans.

La vie «ennuyeuse» des vrais millionnaires

Comment devenir millionnaire? Un lecteur avec un job bien ordinaire nous explique. Un nouveau livre aussi.

Au fond, c'est quoi un bon boss?

BLOGUE. Il présente les quatre caractéristiques résumées par l'acronyme ÉÉPI, selon une étude québécoise...