Desjardins et Siparex lancent un fonds de 120M$

Publié le 07/06/2018 à 06:06

Desjardins et Siparex lancent un fonds de 120M$

Publié le 07/06/2018 à 06:06

Par Denis Lalonde

(Photo: Charles Desgroseilliers)

Desjardins Capital et la société française Groupe Siparex lancent le Fonds Transatlantique, doté d’une enveloppe de 120 millions de dollars et dont la mission sera de financer des PME du Québec et de France.


Géré conjointement par Siparex et Desjardins Capital, ce fonds permet de co-investir dans les PME françaises et québécoises pour les appuyer dans leur croissance de chaque côté de l’Atlantique.


«Desjardins est l’institution financière la plus décentralisée sur le territoire québécois. Nous avons plus de 40 centres Desjardins Entreprises à travers la province. Ça va de Rouyn-Noranda à Gaspé en passant par Thetford-Mines, Sherbrooke, Saguenay, Montréal et Québec. Nous avons déjà identifié plusieurs entreprises dont les dirigeants ont dit souhaiter explorer le marché européen», raconte le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier.


«J’ajouterais qu’en France, Siparex compte une centaine de professionnels en région et n’est pas centralisée à Paris. Les entrepreneurs québécois qui voudront dénicher un partenaire complémentaire en France pourront bénéficier des connaissances de Siparex en Europe», dit Luc Ménard, chef de l’exploitation de Desjardins Capital.


M. Cormier précise que seules 10% des PME québécoises exportent leurs produits et services à l’extérieur de la province, un chiffre qu’il qualifie de très faible. «C’est dans la mission socio-économique de Desjardins d’aider les PME québécoises à développer leurs ambitions internationales», affirme-t-il.


M. Ménard précise que le fonds investira des montants variant entre 3M$ et 15M$ dans des rondes de financement pouvant atteindre jusqu’à 40M$. «Le fonds va fournir de 25% à 35% du financement global», dit-il.


Au-delà de l’argent, Desjardins et Siparex offriront des services d’accompagnement aux entreprises qui bénéficieront d’un appui financier du fonds.


Guy Cormier explique que le premier défi, pour un entrepreneur québécois qui souhaite exporter en Europe, est de bien connaître le marché, la réglementation, les forces concurrentielles en place et les façons de faire des affaires dans ce marché de 500 millions d’habitants. L’inverse est aussi vrai pour les PME françaises qui veulent exporter en Amérique du Nord.


«L’appui au développement international des entreprises est au cœur des préoccupations de notre groupe. Le Fonds Transatlantique vient compléter l’offre d’accompagnement des entreprises du portefeuille à fort potentiel de développement vers les marchés nord-américains», a ajouté le président de Siparex, Bertrand Rambaud.


Guy Cormier insiste sur les avantages, pour Desjardins, de gérer le fonds conjointement avec Siparex. «Le premier est d'améliorer notre connaissance du marché européen. Nous voulons que nos ressources ici au Québec aient une lecture plus fine de la réalité européenne et des opportunités de marché. Avec la mise en application provisoire de l’Accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada en septembre dernier, on a accès plus facilement à un marché de 500 millions de consommateurs. Quand on voit ce qui se passe aux États-Unis, je suis convaincu du besoin pour nos entrepreneurs de se tourner vers le marché européen», dit-il.


M. Cormier ajoute que Desjardins pourrait diversifier ses investissements en regardant du côté européen.


Le Fonds Transatlantique a reçu l’appui de la banque publique d’investissement BPIFrance, d’Exportation et développement Canada (EDC) et de Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD).


 


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