Vaincre les obstacles à l'intégration


Édition du 18 Avril 2015

Vaincre les obstacles à l'intégration


Édition du 18 Avril 2015

Lorsque l’entrepreneur Louis Désourdy, d’Entreprises Choinière, a embauché Yannick Crête, il a misé sur ses capacités plutôt que son incapacité. [Photo: Jérôme Lavallée]

Les personnes handicapées se heurtent à de nombreux obstacles lorsqu'elles tentent d'intégrer le marché du travail. Pourtant, les mesures visant à améliorer l'accessibilité en emploi sont habituellement plus faciles à mettre en place et moins coûteuses qu'on ne le pense.


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«Lorsqu'on songe aux contraintes à l'emploi, le premier exemple qui nous vient en tête, ce sont les escaliers. L'accessibilité architecturale est certes un défi, mais cela concerne surtout les gens à mobilité réduite. Or, il existe bien d'autres formes de handicaps, chacun comportant son lot d'obstacles», affirme Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère à la formation et au développement de l'emploi au Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.


Les préjugés, le principal défi


En revanche, il existe bel et bien une difficulté à laquelle font face tous les travailleurs ayant une limitation : la persistance des préjugés.


«Certains patrons doutent de la polyvalence et de la productivité de nos candidats. Pourtant, il a été démontré que la plupart des travailleurs handicapés offrent un rendement soit équivalent, soit supérieur à la moyenne», affirme Caroline Chouinard, conseillère en main-d'oeuvre au Service externe de main-d'oeuvre Chaudière-Appalaches, qui aide les personnes aux prises avec une incapacité à intégrer ou à conserver un emploi.


Certains chercheurs d'emploi en situation de handicap peuvent aussi être pénalisés par le processus de recrutement. En effet, les offres d'embauche sont parfois diffusées sur des sites Web qui ne sont pas formatés pour les logiciels qu'utilisent les personnes malvoyantes, privant ainsi ces dernières de la possibilité de postuler.


«D'autres entreprises ont l'habitude de présélectionner les meilleurs candidats d'après une entrevue téléphonique. Malheureusement, bien qu'il soit possible d'appeler une personne sourde ou malentendante grâce à certains services, comme le relais Bell, cela reste compliqué. Si le candidat est difficile à joindre, il a de grands risques d'être écarté», indique Carole Foisy.


Le transport peut être un autre obstacle à l'emploi. «L'horaire du transport adapté ne correspond pas toujours à celui du poste convoité. Dans les grands centres urbains, il est possible de se rabattre sur le transport collectif, mais dans les localités rurales, il n'y a pas vraiment de solution de rechange», dit Caroline Chouinard.


Des accommodements peu coûteux


Malgré tous ces obstacles, dans plus de la moitié des cas, l'embauche d'un travailleur handicapé ne coûte pas un sou à l'employeur. Et lorsqu'une dépense est nécessaire, elle est en moyenne de 500 $. C'est ce que révèle une étude du Job Accommodation Network, un service qui fournit aux personnes handicapées américaines des informations sur les mesures d'accommodement dont elles peuvent bénéficier au travail.


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