Règle numéro un : être conscient !

Publié le 17/11/2012 à 15:12, mis à jour le 23/11/2012 à 10:46

Règle numéro un : être conscient !

Publié le 17/11/2012 à 15:12, mis à jour le 23/11/2012 à 10:46

Par Rémi Tremblay

Les premières années que j’ai passées à titre de patron, je ne me connaissais pas bien. J’étais peu conscient du fait que mes gestes ne coïncidaient pas avec mes valeurs. Je consacrais peu de temps à évaluer l’impact de mes décisions sur mon environnement et j’en reconnaissais rarement les conséquences.


Avec la réussite, j’obtenais la preuve de nos bons choix… Pourtant, j’étais inconscient des impacts collatéraux de mes décisions. J’étais obnubilé par la croissance et par notre objectif de devenir numéro UN.


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Le jour où nous avons atteint ce but, j’ai eu une réaction tout à fait inattendue. J’ai eu l’impression de frapper un mur. J’aurais dû avoir envie de fêter, de célébrer l’atteinte de cet objectif si cher à mes yeux. Comme une prise de conscience, ce choc m’a permis de voir les conséquences de nos choix : l’insécurité et le choc des valeurs engendrés par les fusions, le stress résultant de la pression sur les ventes et la rentabilité, ma présence trop rare auprès de ma famille, les coûts environnementaux du non-recyclage (nous avions d’autres enjeux plus importants), etc. Je devenais enfin conscient et totalement responsable des retombées de mes décisions. Ce réveil a été douloureux.


Pourtant, pendant toutes ces années « d’inconscience », j’étais passionné, et je me croyais heureux. Je comprends aujourd’hui ce que mon père voulait dire lorsqu’il affirmait : « Heureux les creux ». Aujourd’hui, j’ai adapté cette expression : « Heureux les inconscients, car ils ne comprennent pas ce qu’ils font ».


J’ai donc pu plaider l’inconscience… et me pardonner. Cependant, on ne peut se permettre d’être inconscient qu’une seule fois. La conscience éveillée, on ne peut plus reculer. Nous héritons donc d’une responsabilité accrue. Ainsi, pour poursuivre ma carrière de leader, je devais être conscient et continuer d’éveiller encore et encore cette conscience.


Je comprends aujourd’hui que la conscience est un choix que je n’avais pas fait avant, car je n’étais pas prêt à troquer des gains à court terme ni à freiner l’atteinte de mon projet. Cela m’aurait pourtant évité de souffrir et de tomber dans la culpabilité au réveil, cela m’aurait permis de rester cohérent face à moi-même et d’éviter bien des dégâts. À ma grande surprise, grâce à cette nouvelle lucidité, la croissance s’est avérée encore plus grande et plus durable.


J’ai également compris que je devais m’entourer de personnes plus conscientes que moi, car la fougue et le rythme qui me caractérisent me pousseraient encore à agir trop vite sans mesurer les impacts de mes choix. Aujourd’hui, la conscience est devenue un critère de sélection pour nos employés et une exigence pour la délégation du pouvoir.


J’ai longtemps pensé qu’il fallait des leaders visionnaires, compétents, brillants, de grands guerriers pour développer nos marchés… Mais je sais maintenant que nous avons avant tout besoin de leaders conscients, qui visent le bien commun et qui sont capables de prévoir les conséquences de leurs choix en terme de bonheur et de souffrance pour le plus grand nombre. C’est le type de leaders qu’on doit élire et soutenir.


Et vous, pensez-vous que votre conscience est éveillée ? Êtes-vous prêt à ajouter la conscience à vos critères d’embauche ?

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11 secondes, c'est le temps accordé à la lecture d'un CV

23/04/2014 | Olivier Schmouker

À cela s'ajoute le fait que 4 CV sur 5 sont écartés dès la première lecture.

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