Pensez-vous être surqualifié pour votre poste?

Publié le 14/11/2012 à 11:47, mis à jour le 15/11/2012 à 14:15

Pensez-vous être surqualifié pour votre poste?

Publié le 14/11/2012 à 11:47, mis à jour le 15/11/2012 à 14:15

Par Olivier Schmouker

Résultat? Un immense gâchis... Photo: DR

À cette question, 44% des Canadiens répondent «oui». C'est du moins ce qui ressort d'un sondage mené par le cabinet de ressources humaines Randstad dans une trentaine de pays.


Le pourcentage canadien correspond à la moyenne mondiale, qui est très exactement de 47%. Les pourcentages les plus élevés concernent la Chine (84%), la Turquie (78%) et la Grèce (69%), et les moins élevés, la Belgique (28%), le Luxembourg (23%) et le Danemark (25%).


Quant à eux, 1 Canadien sur 5 croient qu’ils sont sous-qualifiés pour leur poste, ce qui correspond, là aussi, à la moyenne mondiale. La proportion d’employés qui ont l’impression d’être sous-qualifiés est élevée en Italie (47%), au Japon (42%) et au Chili (41%), et elle est faible en Hongrie (4%), en République tchèque (7%) et en Grèce (9%).


Par ailleurs, la moitié des employés canadiens (45%) estiment que nombre de leurs collègues assument des responsabilités trop importantes pour eux. Et 4 employés canadiens sur 10 considèrent que nombre de leurs collègues n’assument pas de responsabilités assez importantes pour eux. Là où ces deux pourcentages sont les plus disproportionnés, c'est en Argentine : seulement 18% des employés croient qu’ils sont sous-qualifiés pour leur poste, mais 65% des employés croient que nombre de leurs collègues sont sous-qualifiés.


Autre point intéressant soulevé par l'étude de Randstad : la majorité des Canadiens (72%) occupent un emploi qui correspond à leur domaine d’étude, et pensent que c'est la même chose pour nombre de leurs collègues. À Hong Kong (78%), en Inde (82%), au Danemark (80%) et en Norvège (68%), la plupart des employés indiquent que leur emploi s’accorde avec leur domaine d’étude. Par contre, peu d’employés au Japon (37%) et en Slovaquie (48%) sont de cet avis.


On le voit bien, tout est une question de perception. «La perception que chaque individu a de son travail affecte le roulement et la rétention des employés d'une entreprise. Les employeurs qui souhaitent garder les meilleurs talents chez eux ont donc tout intérêt à se pencher sur ce que ceux-ci ressentent au travail, sachant que la motivation et le bonheur peut passer par la formation et le développement de compétences», dit Delphine Robert, directrice, marketing, de Randstad Canada.

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