Parce qu'on se souhaite tous la santé

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Janvier 2016

Parce qu'on se souhaite tous la santé

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Édition du 16 Janvier 2016

Par Claudine Hébert

Le surplus de poids, l'inactivité physique et les régimes alimentaires malsains sont associés à des baisses de productivité en entreprise supérieures à 10 %. De plus, ils font augmenter le taux d'absentéisme, le nombre de blessures et le nombre de demandes de prestation de soins de santé en milieu de travail, soutient l'organisme à but non lucratif ÉquiLibre. Toutefois, l'organisme montréalais qui vient en aide aux personnes vivant un problème de poids ou d'image corporelle est convaincu d'avoir trouvé la solution : proposer des formules adaptées en fonction du sexe des participants.


Destiné aux femmes, le nouveau programme Alizée d'une durée de huit semaines est, par exemple, axé davantage sur la discussion et les échanges. Concocté pour les hommes, le programme Rallye de six semaines se veut quant à lui plus direct et comprend des éléments de compétition.


«Avec les années, nous avons constaté qu'en matière de gestion de poids, plusieurs aspects différencient la perception que les hommes et les femmes ont de leur image corporelle et de leurs motivations. D'où l'idée de créer ces programmes», explique Andrée-Ann Dufour-Bouchard, nutritionniste et chef de projet chez ÉquiLibre. Prenez les hommes, dit-elle : ils sont portés à sous-estimer leurs poids ; pourtant, plus de 50 % d'entre eux font de l'embonpoint.


L'élaboration de ces programmes, largement financée par l'Agence de la santé publique du Canada ainsi que par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, sont le fruit de plus de sept ans de recherche, d'évaluation et d'expérimentation menées dans près d'une dizaine de milieux de travail tels que Bombardier, CGI, SSQ Groupe financier et l'hôpital Shriners, souligne Mme Dufour-Bouchard.


Afin de maximiser l'introduction de ces programmes en entreprise, ÉquiLibre s'est associée à Olympe, une firme de consultants de Montréal spécialisée en santé et bien-être en milieu de travail depuis 1984. L'entreprise, composée d'une quarantaine d'employés, compte déjà plus de 600 clients en entreprises au Québec. Olympe et ÉquiLibre souhaitent convaincre au moins une quinzaine d'entreprises. Du moins pour la première année.


«Convaincre les entreprises des bienfaits de tels programmes continue de représenter un défi», reconnaît Guy Ménard, vice-président principal d'Olympe. Les investissements en matière de santé et bien-être, poursuit-il, constituent des investissements discrétionnaires. Ce sont généralement des programmes qui subissent en premier les soubresauts économiques des entreprises. Le dirigeant soutient toutefois que de telles initiatives sont devenues des facteurs de rétention des employés. Et que, selon des sondages maison menés auprès de la clientèle au cours des dernières années, «chaque dollar investi dans des programmes de saines habitudes a rapporté deux dollars».

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