Les entreprises familiales craignent pour leur relève

Publié le 25/02/2013 à 10:26, mis à jour le 25/02/2013 à 15:30

Les entreprises familiales craignent pour leur relève

Publié le 25/02/2013 à 10:26, mis à jour le 25/02/2013 à 15:30

Par Olivier Schmouker

Où sont les talents de demain, au Canada? Photo: DR

Les entreprises familiales semblent bien se porter au Canada : pendant l'année écoulée, 60% d'entre elles ont enregistré une augmentation de leurs ventes, et 88% prévoient une croissance soutenue pour les cinq prochaines années. Le hic? Elles peinent à dénicher les talents qui seront capables d'alimenter cette croissance, d'après une étude de PwC.


Ainsi, 62% des entreprises familiales canadiennes affirment que leur principale préoccupation, pendant les cinq années à venir, sera le recrutement d'une main-d'œuvre qualifiée. Il s'agit là d'une particularité canadienne, car à l'échelle mondiale, 66% des entreprises familiales disent que leur principale source d'inquiétude est plutôt leur performance économique.


«Cette différence s'explique par la stabilité relative de l'économie canadienne, le vieillissement de la population active du pays et la taille restreinte de son bassin de talents», dit Sharon Duguid, directrice, Centre de services aux entreprises familiales et aux entrepreneurs, de PwC.


«Tout le monde cherche à recruter les mêmes talents, ajoute Mme Duguid. La plupart des entreprises familiales ne sont pas capables de rivaliser avec les multinationales en termes d'avantages salariaux. Et, en ce qui concerne les perspectives de carrière, leurs stratégies de croissance, qui sont plus conservatrices, ne sont guère attirantes aux yeux des jeunes professionnels pressés de gravir les échelons.»


Pourtant, la structure des entreprises familiales semble avoir des avantages intéressants à offrir, notamment «sa souplesse, sa pérennité et ses perspectives à long terme». Mme Duguid d'avancer à ce sujet : «Ces sociétés devraient faire ressortir davantage les aspects qui les rendent compétitives sur le marché du travail ainsi que leur engagement et leur loyauté envers leur personnel. Les gens préfèrent en effet travailler dans des entreprises qui ont de vraies valeurs et où leurs efforts seront reconnus — deux traits caractéristiques des entreprises familiales.»


À qui passer le flambeau?


La moitié des entreprises familiales canadiennes (51%) prévoient confier la direction de l'entreprise à la génération suivante, contre 41% à l'échelle mondiale. Et de celles-ci, seulement 14% envisagent de passer le flambeau à quelqu'un qui n'appartient pas à la famille.

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