Les dirigeants canadiens inefficaces?

Publié le 19/09/2011 à 10:08, mis à jour le 22/09/2011 à 13:34

Les dirigeants canadiens inefficaces?

Publié le 19/09/2011 à 10:08, mis à jour le 22/09/2011 à 13:34

Par Olivier Schmouker

Sont-ils dépassés par les événements? Photo : DR.

Au Canada, les employés ont perdu toute confiance envers leurs dirigeants en ce qui concerne leur capacité à surmonter les enjeux qui se présentent en cette période de crise économique. De fait, à peine 14% d’entre eux estiment que leurs dirigeants sont extrêmement efficaces quand il s'agit de fournir un service de qualité, tandis que leur capacité à atteindre les objectifs de croissance et les objectifs de rentabilité est évaluée à 8% et à 10% respectivement. En ce qui concerne la fidélisation des employés de talent, à peine 5% des personnes interrogées estiment que leurs dirigeants sont extrêmement efficaces.


Voilà ce qui ressort de L’Enquête sur le talent 2011 d’Aon Hewitt, la division mondiale de services-conseils et d'impartition en ressources humaines d'Aon Corporation. Celle-ci a été menée auprès de 386 organisations canadiennes et a recueilli les réponses d'employés de tous les niveaux, de hauts dirigeants au personnel de soutien. La majorité des personnes interrogées étaient des directeurs (32%) et des gestionnaires (30%), occupant principalement des postes en ressources humaines.


Pourtant, tout le monde s’accorde pour dire que le rôle des dirigeants d’entreprise est primordial. Notamment lorsqu'il s'agit de fournir aux clients le niveau de service désiré (53%), d'atteindre les objectifs de croissance (40%) et les objectifs de rentabilité (40%), ainsi que de fidéliser les employés de talent (35%). «Cette crise de confiance à l'égard des dirigeants d’entreprise ne présage rien de bon pour la réussite future de certaines organisations», dit Francine Tremblay, conseillère d'Aon Hewitt à Montréal, en soulignant que l’un des risques était de perdre leurs meilleurs employés.


Comment faire pour redresser la barre? Les experts d’Aon Hewitt recommandent d’agir sur les leviers suivants :


• Mettre l'accent sur les talents les plus précieux et offrir une rémunération selon le rendement;


• Faire preuve de rapidité et d'agilité;


• Perfectionner les gestionnaires intermédiaires;


• Accroître le niveau de mobilisation des employés;


• Développer sa sensibilité psychologique.


«Les dirigeants doivent notamment investir dans le perfectionnement des gestionnaires intermédiaires, car ce sont eux qui peuvent nouer un lien entre les stratégies de leadership et les actions des employés, et ce sont eux qui peuvent faire changer les choses», estime Mme Tremblay.

À suivre dans cette section

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Édition du 25 Octobre 2014 | Les Affaires

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