Le Parc Safari : une école de formation

Publié le 13/05/2010 à 13:47

Le Parc Safari : une école de formation

Publié le 13/05/2010 à 13:47

Par Aude Marie Marcoux

L'équipe de gestionnaires du Parc Safari, à Hemmingford, a une moyenne d'âge de 25 ans.



En saison, ce sont 325 employés qui s'ajoutent aux 25 permanents qui fourmillent au Parc Safari pour accueillir les quelque 400 000 visiteurs annuels.

La plupart sont de jeunes étudiants qui reviennent, été après été.

«Dès leur entrée en poste à 15 ans, on leur offre des formations de coaching, de recrutement et de leadership pour les orienter, leur donner un coup de pouce, mais aussi pour essayer d'avoir de fortes ressources à l'interne», affirme Geneviève Brault, directrice des ressources humaines.

La vision en matière d'embauche de l'entreprise est de donner des premières chances. Par exemple, la nouvelle chef comptable et les deux directrices en marketing sont fraîchement sorties de l'université.

«Il est important de faire confiance à la relève et aux générations qui s'en viennent, de ne pas oublier qu'ils ont une soif d'apprendre incroyable», dit la jeune gestionnaire de 27 ans. Elle-même travaille au parc depuis 1998. «En leur faisant confiance et en faisant de leur succès, le succès de votre entreprise, vous pouvez juste gagner », lance-t-elle.

Miser sur la formation

Sa stratégie en matière de ressources humaines : investir dans des plans de formation et d'accompagnement de jeunes qui souhaitent apprendre, espérant ainsi les garder longtemps dans ses rangs.

«Quand les jeunes passent deux étés au Parc Safari, laissez-moi vous dire qu'ils vont s'en servir pour le restant de leur vie. C'est une école de formation absolument incroyable», soutient Michel Charbonneau, directeur général du Centre local de développement des Jardins-de-Napierville. Ce dernier compare la formation qui est offerte au Parc Safari à celle de Walt Disney, en Floride.

La lauréate Or du Prix Ressources humaines : relève touristique, des Grands prix du tourisme québécois 2010, a travaillé très fort pour redorer l'image de l'entreprise comme employeur. Et cette démarche porte fruit. En cinq ans, le taux de rétention du personnel est passé de 40 % à 70 %.

«Je m'apprête à dire à 200 personnes que je n'ai pas d'emploi pour eux parce que j'ai reçu 300 candidatures pour 100 postes offerts», souligne Mme Brault.

La jeune femme affirme qu'elle embauche des sauveteurs qui acceptent un emploi au salaire minimum, au lieu des 20 $/ heure offerts dans certaines entreprises du coin. «Ce n'est pas juste le salaire qui fait la différence dans le choix d'un emploi. Redorer votre image comme employeur!», conseille-t-elle.

 

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