Le coach, pour aller plus vite et plus loin

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Le coach, pour aller plus vite et plus loin

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Par Valérie Lesage


Attention aux coachs autoproclamés


« Beaucoup de personnes se disent coachs ; mais l’est-on parce qu’on accompagne des gens ? » interroge Marco Roy, qui se dirige vers la certification Master Coach, le plus haut des trois niveaux de compétences reconnues par l’ICF.


« Il y a des motivateurs qui se nomment coachs. Je ne veux pas les juger ni me comparer à eux, mais un coach, selon moi, doit travailler sur la motivation intrinsèque de la personne. Il doit l’aider à trouver ce qui la motive elle-même et non découvrir des moyens de la motiver sans que ça lui convienne vraiment », ajoute M. Roy.


« On observe encore des coachs autoproclamés, mais d’ici à ce qu’un ordre professionnel soit créé, on ne pourra rien y faire. Toutefois, le marché devient plus vigilant », croit Jean-Pierre Fortin, de Coaching de gestion.


En tant qu’association, l’ICF ne peut faire appliquer son code de déontologie qu’auprès de ses membres. Elle n’a aucun pouvoir sur ceux qui se définissent comme coach sans avoir été formés ni certifiés.


Selon l’ICF, le coach, qu’il exerce dans les affaires ou le mieux-être, doit maîtriser 11 compétences précises, dont l’écoute active et le questionnement puissant. Pour que la relation fonctionne, la chimie est essentielle. La confiance aussi. L’installer dépend du bagage professionnel et personnel du coach.


Marco Roy, qui a été recruté par l’École d’entrepreneurship de Beauce et qui concentre sa pratique sur le coaching d’affaires, remarque que son passé d’entrepreneur lui est précieux.


« Je pense qu’un coach qui accompagne les entrepreneurs doit en avoir été un pour comprendre leur réalité. Autrement, ça ne passe pas. Ils peuvent déterminer assez vite s’ils nous font confiance ou non. Nous avons intérêt à être pertinents et authentiques. Ils embauchent beaucoup de consultants, même s’ils détestent se faire dire quoi faire. Nous, nous devons les amener à prendre leurs décisions, à trouver ce qui est la bonne façon de faire pour eux », dit ce fils d’hôtelier qui a été courtier immobilier avant de se diriger vers le coaching.


« J’ai constaté que, souvent, les coachés nous choisissent à cause de notre vécu, de notre expérience professionnelle, ajoute Richard La Rue. J’ai été avocat et dirigeant d’entreprise, et ceux qui viennent vers moi estiment que je peux les aider à cause de ce passé. Cela dit, un bon coach bien formé peut aider même sans cette expérience. Il peut même ouvrir une perspective différente sur la situation du coaché. »


Combien doit-on débourser pour un coach ? Marco Roy, qui a déjà versé sans regret 1 000 $ l’heure, vous dira que les services valent ce qu’on est prêt à payer pour changer. Mais de façon générale, un bon coach coûtera de 200 à 350 $ l’heure. Si son tarif est inférieur, mettez en question ses qualifications et le sérieux de sa démarche.


À lire aussi: Le coach idéal selon...


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