La Baie veut se concentrer sur sa croissance en Amérique du Nord

Publié le 12/09/2018 à 16:20

La Baie veut se concentrer sur sa croissance en Amérique du Nord

Publié le 12/09/2018 à 16:20

Par La Presse Canadienne

La Compagnie de la Baie d’Hudson voit dans l’essaimage prévu de ses activités en Europe l’occasion de se concentrer sur le renforcement de ses activités nord-américaines, notamment les bannières Saks Fifth Avenue et La Baie d’Hudson (HBC), a expliqué mercredi sa chef de la direction, Helena Foulkes.


« Même si certaines décisions ont nécessité des décisions difficiles, nous croyons qu’elles nous aideront à réussir sur le long terme », a fait valoir Mme Foulkes lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, après la publication des résultats du deuxième trimestre, qui ont fait état de plus grandes pertes et de plus faibles revenus tirés des activités poursuivies.


« Nous commençons à constater une amélioration de nos activités en Amérique du Nord et je crois que nous avons une réelle occasion d’alimenter leur performance et de libérer de la valeur pour les actionnaires. »


Les points positifs, du point de vue de HBC, comprennent des ventes plus importantes pour sa chaîne de luxe Saks, dont la plupart des magasins se trouvent aux États-Unis, et des marges bénéficiaires plus élevées pour l’ensemble de l’entreprise.


Cependant, les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an de sa principale bannière au Canada, La Baie d’Hudson, ont légèrement diminué et les ventes comparables de la chaîne Saks OFF Fifth aux États-Unis et au Canada ont diminué de 7,6 %, ont noté des dirigeants de HBC.


« Au Canada, La Baie d’Hudson dispose de bases solides pour poursuivre la croissance observée au cours des deux dernières années », a déclaré Mme Foulkes.


« L’équipe travaille avec diligence pour tirer parti de la solide position de La Baie d’Hudson en tant que seul grand magasin national du marché. »


HBC a indiqué qu’elle était légèrement en avance sur ses estimations pour s’emparer d’environ 100 millions $ de revenus annuels qui seraient autrefois allés à sa rivale Sears Canada. Cette dernière a fermé ses derniers magasins au Canada au début de l’année, après avoir échoué à trouver un acheteur ou un partenaire.


Cependant, Mme Foulkes a indiqué qu’il y avait place à certaines améliorations chez La Baie d’Hudson, particulièrement en ce qui a trait à la combinaison de ses canaux de vente en magasin et en ligne.


« Je pense que dans l’ensemble, pas seulement chez La Baie d’Hudson, nous avons commis des erreurs à la fin de l’année dernière avec le numérique. Nous avons inscrit beaucoup de coûts avec cette activité, mais nous n’avons pas vraiment considéré l’expérience numérique complète du point de vue du consommateur. »


Le directeur financier, Edward Record, a indiqué que La Baie d’Hudson obtiendrait probablement une portion démesurée des dépenses totales en immobilisations de HBC, qui se situeront entre 375 millions $ et 425 millions $ pour l’exercice en cours. Elles avaient été de 599 millions $ l’an dernier.


« Franchement, je dirais que nous n’avons probablement pas assez investi du point de vue de la technologie au cours des deux dernières années, et nous cherchons à rectifier cela dans nos progrès », a expliqué M. Record.


Il a également indiqué que, malgré les difficultés au chapitre des revenus, toutes les bannières de HBC avaient profité de marges positives au deuxième trimestre.


Perte trimestrielle plus importante


Plus tôt mercredi, HBC a annoncé une perte nette de 264 millions $ pour le trimestre clos le 4 août, supérieure de 63 millions $ à celle de la même période l’an dernier. Ce recul a été attribué à l’incidence des taux de change, à de plus faibles économies d’impôts et à une plus grande perte des activités abandonnées.


En excluant les activités européennes de HBC qui seront fusionnées dans un partenariat stratégique annoncé mardi, la perte nette des activités poursuivies de l’entreprise s’est élevée à 147 millions $, soit 47 millions $ de plus qu’au deuxième trimestre de l’année dernière _ ce qui s’expliquait une fois de plus aux taux de change et aux plus faibles économies d’impôts.


La perte de HBC s’est élevée à 1,12 $ par action, incluant 50 cents provenant des activités abandonnées et 62 cents provenant des activités poursuivies.


La perte normalisée des activités poursuivies, une mesure non standardisée suivie par les analystes, était de 124 millions $, soit 53 cents par action, ce qui était meilleur que celle de 67 cents par action attendue par les analystes, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.


Le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à 2,16 milliards $, contre 2,2 milliards $ un an plus tôt.


Les produits des activités abandonnées, qui ont été exclus des résultats retraités de HBC, se sont établis à 1,05 milliard $, en baisse par rapport à 1,09 milliard $ l’an dernier.


Les ventes dans les magasins Saks Fifth Avenue ouverts depuis au moins moins un an ont augmenté de 6,7 %.


Les ventes comparables de la division qui comprend les magasins La Baie d’Hudson, Lord & Taylor et Déco Découverte ont diminué de 3,8 %. Celles de la chaîne Saks Off 5th ont baissé de 7,6 %.


HBC a annoncé mardi avoir conclu un accord pour fusionner sa division européenne, propriétaire de Galeria Kaufhof et d’autres enseignes, avec l

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