L'évaluation annuelle des employés, c'est out !

Publié le 19/11/2010 à 00:00, mis à jour le 19/11/2010 à 13:34

L'évaluation annuelle des employés, c'est out !

Publié le 19/11/2010 à 00:00, mis à jour le 19/11/2010 à 13:34

Par Dominique Froment

Si vous apprenez quelque chose à votre évaluation annuelle de rendement, c'est que votre supérieur n'a pas fait son travail depuis 12 mois !


C'est l'argument défendu par de plus en plus de spécialistes de la gestion des ressources humaines, qui remettent en question la bonne vieille grand-messe annuelle de l'évaluation du personnel. Selon eux, il est inconcevable de dire à un subalterne qu'il est sur la mauvaise voie depuis des mois et de ne pas lui avoir fourni l'occasion de redresser le tir.


" C'est complètement dépassé comme méthode, affirme Denis Chênevert, professeur agrégé au Service de l'enseignement des ressources humaines de HEC Montréal. Les entreprises les plus efficaces sont passées à la gestion continue du rendement. Les gestionnaires doivent faire des mises au point régulièrement avec leurs employés. "


Sandra Provencher, conseillère en ressources humaines agréée à Trois-Rivières, pense elle aussi qu'il n'est pas nécessaire que l'évaluation du rendement se fasse toujours à la même période chaque année. " Les Ubisoft et autres entreprises innovatrices de ce monde n'utilisent probablement plus la traditionnelle formule de l'évaluation annuelle de la performance, explique Mme Provencher. De toute façon, les entreprises de création donnent beaucoup de rétroaction à leur personnel. Mais je ne sais pas si on peut en demander autant à une entreprise manufacturière. " Cela dit, d'une manière ou d'une autre, il faut qu'un employé sache régulièrement s'il va dans la bonne direction ou non, et pas seulement une fois par année, ajoute-t-elle.


" L'évaluation annuelle n'est plus adaptée à la réalité d'aujourd'hui, croit aussi Janie Duval, conseillère en ressources humaines agréée à Notre-Dame-du-Lac, dans le Bas-Saint-Laurent. Jadis, les gens restaient 20 ans avec le même employeur alors que maintenant, c'est plutôt cinq ans. Les cycles sont plus courts et une seule évaluation annuelle n'est plus appropriée. "


À suivre dans cette section


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mercredi 06 février


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

Sur le même sujet

Voici le meilleur truc pour atteindre un objectif ambitieux!

17/01/2019 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Une étude suisse a découvert ce qui permet de faire des étincelles dans une tâche barbante, mais importante.

Souffrez-vous (sans le savoir) du syndrome de l'échec programmé?

15/01/2019 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Le manager est bon. Son équipe est bonne. Et pourtant, c'est l'échec. Voici pourquoi.

À la une

Le Canada doit se préparer à un Brexit «dur»

Il y a 27 minutes | François Normand

ANALYSE - À moins d'une surprise, le libre-échange entre le Canada et le Royaume-Uni prendra fin. Il faut s'y préparer.

Bourse: les gagnants et perdants de la semaine

18/01/2019 | Martin Jolicoeur

Quels sont les titres boursiers qui ont le plus marqué la semaine? Du nombre: du pétrole, du yoga et du... cannabis.

Une perspective à long terme remet les pendules à l'heure

18/01/2019 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Malgré nos impressions, la volatilité en 2018 était un peu sous la moyenne des 20 dernières années.