Cinq mythes déboulonnés à propos des milléniaux


Édition du 10 Septembre 2016

Infidèles à leurs employeurs, irrévérencieux à l'égard de leurs gestionnaires, davantage passionnés par leur cellulaire que par leur travail... Les clichés abondent à propos des 18-34 ans, ceux qu'on appelle aujourd'hui les personnes de la génération Y, ou milléniaux, puisque nés en fin de millénaire. Sont-ils fondés ou pas ? Un sondage exlusif Léger-Alia Conseil-Les Affaires permet - enfin ! - d'y voir clair concernant la relève et de déboulonner par la même occasion plusieurs mythes à son sujet.


1. Non, les milléniaux ne sont pas infidèles


Lorsqu'on leur pose directement la question, les milléniaux salariés sont catégoriques : 88 % d'entre eux ne se considèrent pas comme infidèles à leur employeur actuel. C'est-à-dire qu'ils ne font pas semblant de travailler pour lui, histoire de se laisser le temps de trouver mieux ailleurs.


Pourtant, dans un même souffle, la moitié d'entre eux reconnaissent envisager «sérieusement» de changer d'emploi au cours des cinq prochaines années. Ce qui est surtout vrai pour les Y oeuvrant sur l'île de Montréal, dans Chaudière-Appalaches, en Outaouais et en Estrie.


Paradoxal, n'est-ce pas ? Pas tant que ça, en fait.


«La fidélité envers un employeur découle directement de l'engagement de celui-ci, explique Catherine Privé, pdg d'Alia Conseil. Or, pour qu'un employé se sente engagé dans son travail, il lui faut réussir à nouer un attachement par la tête et par le coeur. Là où le bât blesse, c'est que leur coeur pousse les milléniaux à se montrer fidèles, mais leur tête leur dit que la réalité économique fait en sorte que ceux qui sont en début de carrière devront occuper plusieurs emplois avant la retraite. Un signe ne trompe pas : nombre de milléniaux ne restent à présent que deux années au même poste. Prudents, ils gardent donc toujours un oeil sur le marché de l'emploi.»


Bref, les Y ne sont pas infidèles, mais partiellement désengagés - le coeur y est, mais pas la tête. Le chiffre est sans appel : ils ont d'ores et déjà occupé en moyenne 4,5 emplois, soit presque autant que les membres de la génération X, celle des 35-54 ans (5,7 emplois). Voir notre sondage ci-dessous:





 


2. Oui, le salaire est important à leurs yeux


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