-
Customer-led innovation picks up steam
(Globe and Mail I 07-02-2012)
-
Canada looks to Israel for new ways to encourage innovation and productivity
(National Post I 06-02-2012)
-
Making the Most Of It A past Canadian innovation squandered provides fuel for major stem-cell research donation
(National Post I 06-02-2012)
-
Innovation : une exception française dont on se passerait volontiers
(Chef d'Entreprise I 06-02-2012)
-
Echos dâOran : Foire de la production et de l'innovation
(Moudjahid, El I 05-02-2012)
- Article
- Commentaire (0)
Un capteur qui optimise l'exploitation des sables bitumineux
. Les Affaires . 26-11-2009
NOS DOSSIERS
Au moment de l'entrevue de Pierre Carrier avec Les Affaires, l'action d'Opsens venait de doubler. Cette performance, il l'attribuait à son capteur à fibre optique destiné à l'industrie du pétrole et du gaz. " C'est ce qui nous propulsera ! " lance le président de cette PME qui fabrique aussi des capteurs réservés aux marchés de l'instrumentation médicale et des laboratoires scientifiques.
Opsens, 37 employés, a consacré deux ans de R-D à ce capteur. Elle a d'abord découvert qu'un matériau, le saphir synthétique (une sorte de cristal), pouvait résister à des températures allant jusqu'à 300oC. Elle a ensuite cherché des applications possibles, et a découvert que l'industrie du pétrole pouvait en bénéficier.
Les pompes qui sont descendues dans les puits de pétrole sont munies d'un capteur servant à mesurer la température et la pression. Or, les modèles électroniques traditionnels ne fonctionnent pas au-delà de 177oC. Résultat : il arrive que des pompes surchauffent. " Chacune coûte 300 000 $, note Pierre Carrier. Lorsqu'on remplace une pompe, le puits est en arrêt pendant 10 jours, ce qui se traduit par d'importantes pertes puisque chacun fournit en moyenne 1 000 barils de pétrole par jour. "
Les producteurs de pétrole tentent d'éviter ce risque en pompant à plus petit débit, réduisant de ce fait la productivité du puits. Avec le capteur d'Opsens, qui fonctionne à des températures allant jusqu'à 300oC, cette précaution est inutile. Il en résulte une augmentation d'au moins 5 %, dit l'homme d'affaires.
Un marché prometteur
Opsens a installé ses deux premiers capteurs en Alberta en mars 2008. Le client, dont l'identité est confidentielle, vient d'en commander 26 autres. " Il possède environ 200 puits et projette d'installer nos capteurs au fur et à mesure que ses pompes auront atteint leur durée de vie, qui est de 12 à 18 mois ", indique Pierre Carrier. Un autre client, Nexen, en a acheté trois.
Rien que pour les sables bitumineux, le potentiel est énorme pour Opsens, dont les capteurs coûtent entre 80 000 et 120 000 $. " Les sables bitumineux renferment les plus grandes réserves de pétrole après l'Arabie Saoudite ", affirme Pierre Carrier, qui prévoit vendre 100 capteurs en Alberta d'ici l'été. L'entreprise planifie aussi percer à l'inter=national dès 2010. L'Arabie Saoudite, la Chine et la Russie sont dans sa mire.
Aucun commentaire sur cet article
Twitter
LinkedIn
Facebook
Digg
Del.icio.us
Friendfeed





Droits de reproduction et diffusion réservés @ 2009 Médias Transcontinental