Un capteur qui optimise l'exploitation des sables bitumineux

Publié le 26/11/2009 à 07:22

Un capteur qui optimise l'exploitation des sables bitumineux

Publié le 26/11/2009 à 07:22

Au moment de l'entrevue de Pierre Carrier avec Les Affaires, l'action d'Opsens venait de doubler. Cette performance, il l'attribuait à son capteur à fibre optique destiné à l'industrie du pétrole et du gaz. " C'est ce qui nous propulsera ! " lance le président de cette PME qui fabrique aussi des capteurs réservés aux marchés de l'instrumentation médicale et des laboratoires scientifiques.


Opsens, 37 employés, a consacré deux ans de R-D à ce capteur. Elle a d'abord découvert qu'un matériau, le saphir synthétique (une sorte de cristal), pouvait résister à des températures allant jusqu'à 300oC. Elle a ensuite cherché des applications possibles, et a découvert que l'industrie du pétrole pouvait en bénéficier.


Les pompes qui sont descendues dans les puits de pétrole sont munies d'un capteur servant à mesurer la température et la pression. Or, les modèles électroniques traditionnels ne fonctionnent pas au-delà de 177oC. Résultat : il arrive que des pompes surchauffent. " Chacune coûte 300 000 $, note Pierre Carrier. Lorsqu'on remplace une pompe, le puits est en arrêt pendant 10 jours, ce qui se traduit par d'importantes pertes puisque chacun fournit en moyenne 1 000 barils de pétrole par jour. "


Les producteurs de pétrole tentent d'éviter ce risque en pompant à plus petit débit, réduisant de ce fait la productivité du puits. Avec le capteur d'Opsens, qui fonctionne à des températures allant jusqu'à 300oC, cette précaution est inutile. Il en résulte une augmentation d'au moins 5 %, dit l'homme d'affaires.


Un marché prometteur


Opsens a installé ses deux premiers capteurs en Alberta en mars 2008. Le client, dont l'identité est confidentielle, vient d'en commander 26 autres. " Il possède environ 200 puits et projette d'installer nos capteurs au fur et à mesure que ses pompes auront atteint leur durée de vie, qui est de 12 à 18 mois ", indique Pierre Carrier. Un autre client, Nexen, en a acheté trois.


Rien que pour les sables bitumineux, le potentiel est énorme pour Opsens, dont les capteurs coûtent entre 80 000 et 120 000 $. " Les sables bitumineux renferment les plus grandes réserves de pétrole après l'Arabie Saoudite ", affirme Pierre Carrier, qui prévoit vendre 100 capteurs en Alberta d'ici l'été. L'entreprise planifie aussi percer à l'inter=national dès 2010. L'Arabie Saoudite, la Chine et la Russie sont dans sa mire.


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