Les meilleurs échecs de produits

Publié le 16/11/2012 à 09:27, mis à jour le 24/01/2013 à 13:58

Les meilleurs échecs de produits

Publié le 16/11/2012 à 09:27, mis à jour le 24/01/2013 à 13:58

Par Valérie Lesage

Le dentifrice à saveur de cornichon. Une idée peu alléchante.

Le fondateur de Twitter, Biz Stone, dit qu’il faut connaître des échecs spectaculaires pour connaître un succès spectaculaire. Le joueur étoile du basketball, Michael Jordan, raconte qu’il a échoué tellement de fois dans sa vie que c’est la raison de son succès. Pourquoi alors l’échec est-il tant redouté?


«Au Québec, et encore plus en France, une faillite est l’équivalent d’un suicide social, alors qu’aux États-Unis, et encore plus en Californie, une faillite est un entraînement», remarque le président d’Améo, Jevto Dedijer, consultant en stratégie de marque, qui a œuvré précédemment à la direction et au marketing chez IKEA en France.


Le 15 novembre à Québec, en compagnie de Michel Nadeau de la société Watford et d’une équipe de Triode, une entreprise spécialisée dans la stratégie de produits, M. Dedijer, a conclu la conférence sur les meilleurs échecs de produits et de marque en souhaitant aux entrepreneurs de connaître «beaucoup d’échecs, de bides, de déboires et de ratés». Aucun n’a avalé son déjeuner de travers et c’est peut-être un petit pas vers un changement culturel dans la perception de l’échec.


«Si vous connaissez des échecs, c’est que vous prenez des risques et il faut prendre des risques pour connaître le succès», a fait valoir le conférencier aux entrepreneurs réunis par Québec International.


M. Dejider suggère même de créer un «Wall of Fail» dans chaque entreprise. Afficher les produits qui ont échoué, en documenter les causes et s’en servir pour apprendre.


Les équipes d’Améo, Triode et Watford, ont bâti leur liste d’échecs retentissants et ont étudié des stratégies perdantes. Par exemple, l’extension de ligne est rarement gagnante. Quand Pierre Cardin s’est lancé dans les chaudrons de cuisine, il a réduit le pouvoir de sa marque; la mode n’ayant aucun lien avec les casseroles. Quand Colgate s’est lancée dans les produits surgelés, personne n’a eu envie d’en manger, de crainte que les petits plats aient la saveur du dentifrice!

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