GSMprjct : faire sa marque sans signature

Publié le 24/03/2010 à 11:17

GSMprjct : faire sa marque sans signature

Publié le 24/03/2010 à 11:17

Par Audrey Myrand-Langlois

Emaar Properties, propriétaire de la tour Burj Khalifa, a confié à gsmprjct° le mandat de développer le design d’intérieur, le concept, le contenu écrit, graphique et audiovisuel, le design, la production et l’installation de tous les éléments d’expositio

BLOGUE. La majorité des entreprises ont une signature reconnaissable. Cela leur permet de se distinguer de la concurrence et de s'assurer que leur travail soit reconnu.


 


Ceci est spécialement vrai pour les entreprises de création. La concurrence est féroce, abondante et mondiale. Chacune tente de se tailler une place pour développer une clientèle et des marchés, tant ici qu’à l’international.


 


Pour GSMprjct, un collectif de talents qui regroupe quatre équipes, soit création, intégration, média et technologie (tous des entités distinctes), la signature de l’entreprise est… de ne pas avoir de signature, explique Yves Mayrand, propriétaire et président de l’organisation montréalaise !


 


Fondé en 1958 par l'architecte et designer Jacques Guillon, GSMprjct a notamment participé à la conception des pavillons de l'Expo 67 ainsi que des voitures et du premier logo du métro de Montréal. De plus, GSMprjct a assuré la planification globale du Centre des sciences de Montréal.


 


Contrairement à ce que la plupart des entreprises recherchent, c'est-à-dire que les gens associent un projet à une entreprise, GSMprjct a opté de ne pas développer de signature.


 


Avant-gardiste ? Sans aucun doute, M. Mayrand est convaincu que la philosophie de l’entreprise est avant-gardiste. « Nous ne faisons jamais deux projets qui se ressemblent. Nous recherchons ce que le projet requiert, ce qui est nécessaire et nous faisons attention aux besoins du client. La clé de notre succès est de ne jamais prendre d’habitudes. Pour nous, il n’existe pas de recette facile. »


 


Les Européens frileux, mais une approche bienvenue en Asie


 


« Notre approche avant-gardiste dérange vraiment en Europe. Nous travaillons beaucoup sur des projets de musées et je dirais qu’à cet égard, les Européens sont plus conservateurs », estime M. Mayrand.


 


L’approche de GSMprjct est toutefois la bienvenue en Asie, s’empresse-t-il d’ajouter. « Tout est à faire en Asie. Tout est à bâtir. Il y a donc beaucoup d’investissement en culture pour de nouvelles créations »


 


C’est d’ailleurs cet investissement en culture qui a incité la montréalaise à s’installer dans la région. Le bureau de Singapour, officiellement ouvert en 2003, a été un choix stratégique, explique Yves Mayrand.


 


« Évidemment, il y a eu des problèmes de communication, il y en a encore et je crois que ça restera toujours, mais avoir une présence en Asie a été bénéfique pour nous. C’était un risque, mais en fin de compte, l’investissement en a valu le coût. Nous sommes qu’à quelques heures de Hong Kong, Bangkok et Shanghai et notre présence nous donne une crédibilité aux yeux des Asiatiques. »


 


Malgré la timidité des Européens face à l’approche de GSMprjct, la créatrice montréalaise a néanmoins entrepris des projets en Europe au courant des dernières années, en plus de développer des projets au Moyen-Orient (voir photo ci-dessus) et en Amérique du Nord.


 


Je me suis rendue dans les bureaux de GSMprjct au 777 Rue de la Commune Ouest dans le Vieux-Port de Montréal afin de voir les artisans de l’entreprise à l’œuvre et rencontrer M. Mayrand pour une entrevue vidéo.


 


 




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