Recherche d'un investisseur pour Jacob : 30% des magasins pourraient fermer

Publié le 26/11/2010 à 06:25, mis à jour le 07/10/2013 à 14:47

Recherche d'un investisseur pour Jacob : 30% des magasins pourraient fermer

Publié le 26/11/2010 à 06:25, mis à jour le 07/10/2013 à 14:47

Le président de Boutique Jacob, Joey Basmaji. Photo : LesAffaires.com

Après avoir injecté 65 M$ de ses économies personnelles dans les boutiques Jacob en deux ans, l’homme d’affaires Joseph Basmaji espère maintenant trouver un partenaire financier pour sauver son entreprise de la faillite.


« Je voudrais que ce soit un investisseur québécois, ou canadien. Comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, par exemple. Je veux me battre pour le bien de mes employés, de mon milieu. Les compagnies étrangères n’ont pas à cœur de préserver des emplois et de l’argent ici », a-t-il confié à lesaffaires.com, en marge d’une audience au Palais de justice, jeudi.


« Mon objectif est d’assurer la pérennité d’un fleuron québécois qui mérite cela. On a trébuché mais on va se relever et courir plus vite. Nous avons une mission envers les jeunes filles qui travaillent pour nous. Cet emploi, souvent leur premier, leur donne un sentiment d’appartenance, de responsabilité» a-t-il poursuivi, visiblement ému et ébranlé par les procédures judicaires en cours depuis une semaine. Tout près de 2000 personnes travaillent pour l’entreprise fondée en 1976 à Sorel.


PLUS: Restructuration de Jacob, ce n'est pas la fin, dit le détaillant


Le 19 novembre, Jacob a obtenu la protection des tribunaux en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (communément appelée C-36). De janvier à octobre, les magasins ont perdu 16,3 M$ et les ventes ont chuté de 16 %. La concurrence accrue des enseignes étrangères et la situation économique ont été pointés du doigt pour expliquer la crise de liquidité.


Une liste des magasins qui devront fermer leurs portes est en train d’être rédigée. Rien n’est encore coulé dans le béton, mais Jacob estime que 30 % des ses adresses pourraient disparaître. Cela correspond à une cinquantaine de points de vente dispersés au Canada. « Le but est de sauver des emplois. On va voir si on peut transférer une partie du personnel vers d’autres magasins », a indiqué Joseph Basmaji au juge, pendant son témoignage.


Investisseurs étrangers intéressés


Le propriétaire des 189 boutiques Jacob confie que des investisseurs européens et américains « ont cogné à la porte » depuis une semaine. Sans vouloir s’étendre sur le sérieux des propositions reçues, Joseph Basmaji, 58 ans, réitère son désir à trouver un partenaire local. « Je suis Québécois, je veux travailler avec des partenaires québécois ».


Dans une lettre envoyée le 5 novembre à son principal créancier, en occurrence la Banque Nationale, Jacob précise qu’un « processus en vue de procéder à la vente des entreprises exploitées par Jacob a été mis en branle » en octobre avec l’aide de la firme PricewaterhouseCoopers. Dans le cadre de cet exercice, « plusieurs acquéreurs potentiels ont été identifiés et des discussions avancées ont déjà eu lieu avec un partenaire stratégique ».


PricewaterhouseCoopers a refusé de divulguer plus de détails à ce sujet. En conséquence, il n’a pas été possible de savoir si les discussions évoquées dans la lettre se poursuivent encore aujourd’hui.


Joseph Basmaji déplore par ailleurs que le commerce de détail ne soit pas vu comme un « canal de croissance » par les investisseurs. « Ils préfèrent le manufacturier, mais sans ventes au détail, il n’y a plus de manufacturier ! » argumente-t-il.


Jacob a obtenu la protection des tribunaux jusqu’au 14 décembre.


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