Banque de développement: Québec accroîtra son risque en finançant des PME

Publié le 07/02/2013 à 17:38, mis à jour le 26/11/2013 à 10:26

Banque de développement: Québec accroîtra son risque en finançant des PME

Publié le 07/02/2013 à 17:38, mis à jour le 26/11/2013 à 10:26

Par La Presse Canadienne

Avec sa future Banque de développement, le gouvernement du Québec se lancera dans une activité où il est très peu présent actuellement: le financement de toutes petites entreprises.


La Banque, qui doit naître de la fusion du bras financier du gouvernement, Investissement Québec (IQ), et de certaines composantes du ministère des Finances et de l'Économie, pourra prendre des participations de quelques centaines de milliers de dollars à peine dans des PME québécoises.


À l'heure actuelle, IQ investit rarement moins de 5 millions $ dans le capital-actions d'une entreprise. De son côté, le gouvernement accorde des subventions et des prêts dont la valeur oscille entre quelques milliers de dollars et plusieurs dizaines de millions de dollars, mais n'achète jamais d'actions d'entreprises.


Au cours d'une entrevue récente, le président-directeur général d'IQ, Jacques Daoust, a reconnu que le gouvernement allait accroître son risque financier en permettant à la Banque de devenir actionnaire de PME. Il a toutefois précisé que la Banque allait "gérer" ce risque additionnel en effectuant un suivi étroit des entreprises dans lesquelles elle allait investir.


Cette surveillance s'effectuera principalement par le biais des bureaux régionaux d'IQ et du ministère, qui deviendront ceux de la Banque une fois que celle-ci aura été créée par une loi de l'Assemblée nationale, possiblement ce printemps.


La Banque de développement devrait ainsi faciliter les démarches des entrepreneurs en jouant le rôle de guichet unique, a noté M. Daoust.


Le mois dernier, le ministre des Finances et de l'Économie, Nicolas Marceau, a assuré que la Banque n'allait pas être un bar ouvert pour des projets de toute nature.


Jacques Daoust, qui dirige Investissement Québec depuis juin 2006 et dont le deuxième mandat prend fin le 31 décembre, n'a pas encore décidé s'il allait poser sa candidature pour le poste de PDG de la Banque de développement.

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