Un milieu de travail sain, c'est quoi au juste?

Publié le 10/11/2015 à 08:01

Par Solareh

« Des employés sains dans une organisation saine », dit-on dans le milieu des ressources humaines. En effet, si l’entreprise doit veiller à maintenir un milieu de travail sain, ce n’est pas seulement pour le bien de ses employés... elle en profite aussi !


Mettre à la disposition des employés des équipements sécuritaires ou promouvoir l’importance du port du casque en usine, c’est un bon début. Cela dit, « pour offrir un cadre de travail vraiment sain, une entreprise doit aussi savoir définir les risques qui pourraient causer préjudice à la santé et à la sécurité de ses employés, et ce, tant physiquement que psychologiquement », dit Marie-Thérèse Dugré, présidente-directrice générale de Solareh.


Pour y parvenir, voici quatre pistes d’action.


1. Assurer un environnement de travail sain


Intimidation, harcèlement et discrimination n’ont pas leur place dans un milieu de travail sain. Ce qui est alors en jeu, c’est la santé psychologique des employés impliqués, mais aussi celle de tous les collègues témoins de loin ou de près. Ce n’est pas un casque qui protège alors l’individu, mais une gestion attentive.


« Il est de la responsabilité de l’organisation de s’assurer que l’environnement de travail – y compris toutes les relations entre les individus – n’influe pas négativement sur l’estime de soi d’une personne », dit Mme Dugré.


Par conséquent, il ne s’agit pas de contrôler les échanges pour vérifier si tout ce qui se dit est respectueux tant dans la forme que dans le fond, mais plutôt d’être attentif aux signaux contraires. Par exemple, la performance d’un employé qui chute drastiquement, un taux de roulement qui s’emballe dans un groupe de travail ou des remarques sur les commentaires douteux d’un chef de service.


2. Gérer dans le respect


« La reconnaissance au travail, le développement des compétences, le respect des personnes, une communication transparente et un leadership bienveillant, ce sont les pierres angulaires d’une gestion saine », dit Marie-Thérèse Dugré.


Comment ces notions se transmettent-elles au quotidien ? « On reconnaît les gens comme des adultes compétents, on leur laisse une autonomie d’exécution, puis on les nourrit en rétroactions », répond la spécialiste en ressources humaines.


En plus de contribuer à un milieu de travail sain, une telle gestion a des répercussions sur la productivité des équipes.


En revanche, « lorsqu’on exerce une autorité trop contrôlante et qu’on ne fait pas confiance à l’employé, celui-ci devient un exécutant et donnera à l’entreprise le minimum, tout au plus. L’organisation se prive alors de toute son énergie et de sa créativité », déplore Mme Dugré.


3. Promouvoir une bonne hygiène de vie


Les choix individuels des employés concernant leur hygiène de vie contribuent eux aussi à la santé des organisations. Des recherches ont d’ailleurs démontré qu’un employé actif physiquement était 12 % plus productif qu’un collègue sédentaire. Même le fait de fumer a un prix pour une entreprise : plus de 4 000 $ par fumeur, selon une étude menée par le Conference Board du Canada, qui a évalué le coût des pauses cigarette et des journées de maladie plus nombreuses.


Évidemment, en tant qu’entreprise, il n’est pas question de surveiller les assiettes des employés ou de chronométrer leurs séances de spinning... On peut cependant agir comme facilitateur, par exemple en installant des machines distributrices remplies de collations saines, en formant un club de marche ou en proposant des rabais pour abonnement au gym.


« Certaines entreprises lancent même des défis sportifs à leurs employés, ajoute Mme Dugré. En plus de les inciter à bouger, ces initiatives contribuent à une meilleure cohésion d’équipe et à des échanges positifs. » Que du bon, en somme.


4. Faciliter l’équilibre


Enfin, un milieu de travail sain reconnaît les enjeux relatifs à la fameuse conciliation travail-famille, si prisée par les travailleurs de la nouvelle génération.


« On est passé d’un milieu de travail conformiste, où tout le monde devait cadrer dans un moule, à un milieu de travail flexible qui s’adapte aux besoins différents des individus ou aux changements dans leur vie, explique Marie-Thérèse Dugré. On inclut ici la flexibilité dans les horaires de travail, l’ouverture au télétravail ou les semaines à horaire condensé. »


La richesse de l’entreprise : les gens


Si l’on nomme « capital humain » l’ensemble des individus qui travaillent au sein d’une entreprise, ce n’est pas pour rien : ils ont une valeur. Dans certains cas, l’équipe est même la principale valeur de l’entreprise.


Raison de plus pour les gestionnaires de s’assurer que ce capital travaille dans des conditions qui lui permettent d’offrir le meilleur rendement possible. Un milieu de travail sain... c’est un investissement qui rapporte.

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