Un entrepreneur en série venu de Québec


Édition du 11 Mars 2017

Louis Têtu a dû applaudir. En annonçant une série de mesures pour protéger les sièges sociaux et encourager le transfert d'entreprises familiales, le premier ministre Philippe Couillard a évoqué une «économie de dirigeants». C'est ce que Louis Têtu prône lui-même depuis un bon moment. Retenez son nom. Si vous ne l'avez pas déjà entendu, vous allez l'entendre de plus en plus au cours des prochaines années.


Il multiplie les succès, il s'engage dans la communauté et il prône une forme de «nationalisme économique». C'est une expression qu'il martèle chaque fois qu'il le peut en signalant l'urgence pour le Québec de se transformer en une «économie de propriétaires». À ses yeux, il ne faut plus nous contenter de gérer des succursales d'entreprises étrangères, même si elles créent pour un temps de la richesse et des emplois, selon des décisions prises ailleurs et d'en haut.


La preuve : à 52 ans, il développe à répétition des entreprises qui font valoir leurs mérites hors des frontières. Et il est de nouveau en action alors que la plus récente entreprise qu'il dirige aujourd'hui, Coveo, se fait valoir aux quatre coins de la planète à partir de Québec. En fait, Coveo est en train de s'imposer dans le nouveau marché de la gestion des innombrables données au sein d'une entreprise, pour lui permettre ensuite de faire les meilleurs choix. Une sorte de Google interne, en somme, avec comme slogan : «La meilleure information. Partout. En tout temps.»

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