Les entrepreneurs oubliés

Publié le 01/09/2017 à 09:38

Les entrepreneurs oubliés

Publié le 01/09/2017 à 09:38

Par Matthieu Charest

[123RF]

Un rapport récent produit par le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) fait état de l’entrepreneuriat chez les individus âgés de 50 ans et plus à travers le monde. Résultat des courses, alors que sa population est vieillissante, le Canada fait piètre figure lorsqu’il est comparé aux autres régions du globe.


Selon le document, qui divise le monde en quatre régions à des fins d’analyses, les pays « de culture européenne », dont fait partie le Canada, arrivent loin, très loin derrière quant aux «seniors» [terme utilisé dans le rapport] qui ont l’intention de se lancer en affaires ou qui possèdent une entreprise depuis moins de 3 ans et demi.


En Afrique subsaharienne, le taux d’intention d’entreprendre chez cette tranche d’âge est de 35% et le taux de «nouveaux» propriétaires est de 19%. En Amérique latine, ces taux passent à 27% et 14%. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les proportions sont de 23% et 7%. Chez nous, les pourcentages s’avèrent faméliques, avec 6% d’intentions de démarrage chez les 50 ans et plus et seulement 4% de propriétaires récents.


Selon le GEM, ces résultats s’expliquent notamment parce que «l’activité entrepreneuriale est typiquement plus élevée dans les économies les plus pauvres où les entreprises nécessitent souvent moins de compétences et moins de fonds pour débuter».


Pourtant, «le succès entrepreneurial et la prospérité n’ont pas de limite d’âge, souligne Mike Herrington, directeur général du Global Entrepreneurship Monitor. Alors que la perception de l’entrepreneuriat est celle d’une activité portée par des jeunes, les données démontrent que les personnes âgées sont une force entrepreneuriale importante. Mais une force négligée et sous-utilisée».


«Le travailleur senior est moins susceptible d’être un fardeau financier pour la société, explique Thomas Schott, auteur principal de l’étude. Il contribue à l’économie en payant des taxes et il emploie souvent plus de cinq personnes dans leurs entreprises, à la différence de leurs homologues plus jeunes.»


En prime, les investisseurs plus âgés investissent plus que les plus jeunes. Ils seraient 63% à investir plus que la médiane de l’ensemble des investissements.


Le document précise également que plus les «seniors» entreprennent, plus ils sont heureux et en santé, moins ils dépendent de l’aide de l’État, en plus de contribuer à l’essor de l’économie. Selon l’étude, «un soutien spécialisé dédié aux entrepreneurs plus âgés pourrait mener à une plus grande stabilité économique». 


 


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