Le Québec qui embauche


Édition du 03 Septembre 2016

Diversification économique : c'est le maître mot partout au Québec. Pas une région n'échappe à la volonté de multiplier les secteurs économiques porteurs. Manifestement, la leçon de l'écroulement des grands modèles de développement mono-industriel a porté. Mais les résultats varient d'une région à l'autre.




Depuis huit ans, le nombre d'employés du groupe Soucy, un fabricant de composants pour véhicules récréatifs, industriels, agricoles et de défense de Drummondville, est passé de 800 à 1 500. Plus de 1 000 travaillent à Drummondville, un peu moins de 400 sont répartis entre Saint-Jérôme et Sherbrooke, et une centaine sont en Asie. Cette croissance provient du passage de simple fournisseur à vendeur de produits propriétaires. Pas plus tard que l'an dernier, l'agrandissement des deux usines de Soucy International à Drummondville et de celle de Soucy Techno à Sherbrooke entraînait la création de plus de 160 emplois. Et le groupe Soucy ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Au cours des deux ou trois prochaines prochaines années, l'entreprise pourrait embaucher de 75 à 100 personnes.


Déjà, elle affiche 40 postes vacants. Mais elle a de la difficulté à les pourvoir. «Recruter de la main-d'oeuvre spécialisée, comme des concepteurs, des ingénieurs, des techniciens, mais aussi des journaliers est ardu, déplore le pdg Eric Côté. C'est même un frein potentiel à notre croissance. Nous déployons donc beaucoup d'efforts pour y remédier.» Eric Côté regarde vers les grands centres comme Montréal, Québec ou Sherbrooke, et même vers la France et la Tunisie. «Les métiers spécialisés semblent plus valorisés là-bas. Ça vaut la peine d'y recruter du personnel, malgré la paperasse et les déplacements que cela implique.»


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