Le parcours du combattant pour financer le rachat des Reproductions BLB

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Avril 2015

Le parcours du combattant pour financer le rachat des Reproductions BLB

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Édition du 25 Avril 2015

Hugo Leclair et son partenaire René-Pierre Roussel ont remué ciel et terre pendant plus d’un an pour réussir à boucler le montage financier de l’achat de Les reproductions BLB. [Photo: Jérôme Lavallée]

Si la ténacité est la qualité représentative des entrepreneurs, alors Hugo Leclair, 42 ans, et René-Pierre Roussel, 43 ans, sont bien de cette trempe. Les deux hommes ont racheté en 2004 l'entreprise de sérigraphie industrielle Les reproductions BLB, de Boucherville, après un long parcours du combattant.


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Ils s'attendaient bien sûr à ce que leur programme de rachat d'une entreprise existante ne soit pas facile. Mais à force d'entendre parler de l'enjeu majeur de la relève entrepreneuriale au Québec, ils pensaient ne pas avoir tant de mal à trouver du financement pour réaliser la transaction. Au lieu des six mois prévus par René-Pierre Roussel, qui a travaillé plusieurs années à la Caisse de dépôt et placement du Québec, ils ont dû remuer ciel et terre pendant plus d'un an pour réussir à boucler le montage financier. Ils ont mobilisé famille et amis, fait le tour des institutions financières du pays pour finalement faire affaire avec, notamment, Desjardins Capital de risque.


Une mise de fonds demandée de 25 %


L'entreprise Les reproductions BLB, qui comptait alors 16 employés, était en vente pour 1,4 million de dollars. Une banque imposait trois conditions pour accepter d'aider les jeunes repreneurs à l'acheter : que le marché de l'entreprise soit porteur, que les repreneurs versent une importante mise de fonds, et qu'ils possèdent une expérience dans le secteur d'activité. «On n'avait rien de tout ça ! lance Hugo Leclair. Le système financier a des critères de rendement et de gestion du risque à respecter, mais peu de releveurs peuvent les remplir», souligne-t-il.


Le marché manufacturier n'était pas jugé comme un secteur prometteur. La mise de fonds exigée par les banques était d'environ 350 000 $, soit environ 25 % du prix de l'entreprise.


«Nous n'avions pas cet argent. Nous étions dans la trentaine, et nos femmes étaient en congé maternité», se souviennent les deux hommes dans un sourire. Un problème récurrent, selon Francis Belzile, conseiller en faisabilité de projets PME : «Les repreneurs sont généralement d'anciens salariés qui, avec leur épargne, ne peuvent payer des mises de fonds importantes.»


Autre écueil : leur inexpérience dans le domaine. «Nous ne sommes pas amoureux d'un produit, mais de la gestion d'entreprise», expliquent Hugo Leclair et René-Pierre Roussel qui se sont connus alors qu'ils étaient salariés dans une entreprise de multimédia.


Tous deux avaient déjà lancé de petites entreprises. Mais pas dans la sérigraphie. Une tare, aux yeux des prêteurs. «Un coach en relève nous a même conseillé d'acheter plutôt un dépanneur !» rappellent les entrepreneurs.


Ils ne se sont jamais découragés. «Quand on sortait d'un rendez-vous où notre dossier avait été refusé, on téléphonait à une autre institution financière dans les escaliers en repartant !» Ils ont aussi négocié avec les vendeurs qui ont accepté un crédit vendeur de 30 %. Une première ouverture qui leur a redonné espoir. Finalement, ils ont dû accepter le soutien du capital de risque et céder 33 % du capital. Les deux trentenaires avaient conservé 60 % et donné 7 % aux amis qui les avaient aidés.


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