Le grand saut vers l'entrepreneuriat se stabilise

Publié le 01/11/2017 à 10:31

Le grand saut vers l'entrepreneuriat se stabilise

Publié le 01/11/2017 à 10:31

Par Matthieu Charest

Si le grand bond vers l’avant dans les intentions d’entreprendre ne se dément pas depuis 2009, le taux chez la population en général a triplé, passant de 7% à 21%, la proportion est demeurée stable depuis l’an dernier.


Entre 2016 et 2017, la proportion de Québécois qui veulent se lancer en affaires est au beau fixe, à 21%. Chez les 18 à 34 ans, le taux a baissé de 42,2% à 40,9%.


Par ailleurs, le taux de «démarches», de ceux qui passent à l’action, a faibli, diminuant de 9,8% à 9,4% en un an. Le taux de propriétaires a aussi diminué, de 7,5% à 6,9%. Au passage, le taux de fermeture d’entreprises a aussi connu une baisse par rapport à 2016, de 12,6% à 11,3%.


Si l’on élargit la période, en comparant les données entre 2009, année de création de l’Indice entrepreneurial québécois par le Réseau M de la Fondation de l’Entrepreneurship, et 2017, les données sont plus rassurantes.


Entre 2009 et 2017, le taux d’intentions a triplé, alors que le taux de démarches est passé de 2,8% à 9,4%. Cependant, le taux de propriétaires a baissé, de 7,2% à 6,9%.


Selon l’Indice 2017, ce fait s’explique en partie parce qu’il «s’agit d’un cycle [l’entrepreneuriat], qui peut être long et incertain. Ensuite, il faut ajouter à cela le temps nécessaire pour acquérir les ressources afin de se lancer».


C’est aussi en partie en raison de l’économie, «de la robustesse du marché du travail» actuelle qui s’avère «un sérieux compétiteur à l’entrepreneuriat, affirme le rapport qui accompagne l’Indice 2017. Cette amélioration de la situation économique a pour effet de détourner une partie des individus, qui auraient pu devenir entrepreneurs, vers des emplois particulièrement intéressants et bien rémunérés».


Bref, plusieurs justifications sont énoncées afin d’expliquer le taux décroissant de propriétaires d’entreprises. Mais le document estime tout de même que «le Québec voit son dynamisme entrepreneurial augmenter si l’on considère la croissance fulgurante des individus qui ont l’intention de créer ou de reprendre une entreprise, et même de ceux qui font des démarches».


L’important, conclut l’Indice entrepreneurial québécois 2017 produit par le Réseau M de la Fondation de l’Entrepreneurship, c’est qu’à défaut de «pouvoir “convertir” ou de “produire” en grande quantité ces individus [ceux qui ont l’intention de se lancer en affaires et ceux qui ont entrepris des démarches] en propriétaires, c’est de conserver ceux qui sont présentement actifs et de leur fournir un maximum d’outils et d’accompagnement».

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