Bâtisseurs recherchés

Offert par Les Affaires


Édition du 29 Novembre 2014

Bâtisseurs recherchés

Offert par Les Affaires


Édition du 29 Novembre 2014

Les gens d'affaires ont parfois la réputation d'être narcissiques, au sens d'avoir peu d'empathie à l'égard des autres sphères de la société et de penser que les règles s'appliquent à tout le monde sauf à eux-mêmes. Cette perception du monde des affaires, que l'on retrouve notamment dans la chanson et le cinéma, a plusieurs conséquences, dont celle qu'un bon nombre de Québécois se méfient de l'implication du milieu des affaires dans le domaine politique. Les découvertes que nous avons pu faire pendant la commission Charbonneau, ou encore, l'utilisation outrancière des paradis fiscaux au cours de la dernière décennie ne viendront pas changer cette perception (en 2009, les placements directs effectués par des Canadiens à la Barbade, aux Bermudes et aux îles Caïmans représentaient 78,4 milliards de dollars, tendance qui s'accentue depuis les dernières années).

Paul St-Pierre Plamondon, vice-président de Delegatus services juridiques


C'est possible de combiner réussite en affaires et utilité sur le plan social


Dans mon dernier essai intitulé Les Orphelins politiques, j'affirme pourtant qu'il est faux de penser que tous les gens d'affaires n'ont aucun autre intérêt que l'accumulation sans fin de leurs propres avoirs aux dépens d'autrui. Il existe bel et bien une catégorie d'entrepreneurs et de gestionnaires qui combinent leur succès d'affaires avec la volonté d'être utiles sur le plan social, qui ont d'autres objectifs de vie qu'une retraite dans les îles Caïmans et qui comprennent que leur prospérité dépend inévitablement de celle des autres. Ces personnes, je les surnomme les bâtisseurs. Ils ne sont en affaires ni par obligation ni pour accumuler davantage d'avoirs, mais bien parce qu'ils sont fiers de voir leurs idées se réaliser, à leur bénéfice et à celui des autres. Ils sont également progressistes de nature, c'est-à-dire que tant leur implication en affaires que leur bénévolat visent à améliorer un aspect ou l'autre de notre société, à la faire progresser.


Il est peut-être temps de rassembler des bâtisseurs au Québec pour les convaincre de s'intéresser de nouveau à la chose politique.


Premièrement, l'idée de voir davantage de gens d'affaires qui oeuvrent au progrès de leur société, sans chercher un bénéfice personnel ni être en position de conflit d'intérêts, nous changerait de la commission Charbonneau.


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