10 choses à savoir mardi

Publié le 12/09/2017 à 08:30

10 choses à savoir mardi

Publié le 12/09/2017 à 08:30

Par Yannick Clérouin et Alain McKenna

Point 4: l'utliisation du vélo aux Pays-Bas sauve 6500 vies et 28 milliards $ par an.

Bon mardi 12 septembre! Voici 10 informations qui méritent votre attention ce matin.


1- Ces vélos en libre-service «à la chinoise» viennent défier le BIXI montréalais. DropBike est une jeune entreprise torontoise de location de vélos en libre-service qui fonctionne sans bornes. Il suffit de déverrouiller le cadenas bloquant la roue arrière du vélo à l’aide d’une application téléphonique, et le tour est joué. Depuis la fin août, une cinquantaine d’exemplaires de ces vélos sont offerts aux résidents de Westmount, sur l’île de Montréal. Le coût est d’un dollar par heure d’utilisation, comparativement à 2,95$ pour 30 minutes ou 5$ par jour pour un BIXI. Mais cette formule, qui semble à première vue attrayante, est devenue un véritable cauchemar dans les villes où des services comparables, comme celui de la startup chinoise Ofo, sont offerts. Les vélos sont abandonnés à gauche et à droite, et causent des maux de tête aux autorités locales. Amsterdam, la référence en matière de vélo urbain, a interdit ce type de services. Pour contourner ce problème, DropBike a créé des zones délimitées où on peut retourner ses vélos, explique The Gazette. On verra bien si les gens de Westmount comptent adopter le service.




2- Du niqab au masque de Guy Fawkes, aucun problème : on pourra bientôt vous identifier jusque sous votre masque. Comment? Grâce à une technologie qui est présentement développée par des chercheurs de l’Université Cambridge, en Angleterre, et de l’Institut de science et de technologie de l’Inde. La technologie identifie jusqu’à 14 traits du visage, comme le contour des yeux, les coins de la bouche et le bout du nez, et forme une «structure étoilée» qu’elle parvient à reconnaître avec «un degré acceptable de fiabilité» même si la personne porte une casquette, un capuchon, un foulard ou des lunettes fumées. Ce modèle est pour le moment précis à seulement 56%, observe Mashable, mais a tout de même de quoi inquiéter les gens soucieux de leur vie privée, puisque la recherche à ce niveau n’en est qu’à ses débuts.


Guy


3- Si vous croyez qu’Equifax en sait trop sur ses clients, attendez de voir ce que Facebook et Google savent sur vous. Surtout, croisez les doigts pour que les pirates qui ont mis la main sur l’information confidentielle de 143 millions de personnes au courant de l’été ne se tournent pas vers un ou l’autre de ces deux géants de la collecte de données privées… Comme le rappelle Bloomberg, Google, Facebook, et même des applications moins répandues comme Slack ou Tinder accumulent assez de nos données personnelles pour qu’une personne aux intentions malicieuses puisse voler notre identité ou même une partie de notre épargne. En mars prochain, l’Union européenne obligera d’ailleurs ces sociétés à renforcer leur sécurité, et à divulguer une éventuelle faille au plus tard trois jours après qu’elle ait été détectée. Equifax a mis plus d’un mois avant d’en parler, et aurait aussi dépensé 500000$US en lobbying durant ce mois afin d'inciter les autorités à réduire la réglementation entourant les agences de crédit. C’est un débat qui risque de se poursuivre longtemps, car pendant ce temps, aux États-Unis, c’est plutôt l’inverse qui se produit : on laisse faire les entreprises, qui peuvent y vendre les données de leurs clients à un tiers sans leur consentement préalable. Un tel laisser-aller en inquiète plus d'un. «On a vu comment ça s’est terminé pour les consommateurs dans le cas d’Equifax», conclut Bloomberg.


4- Les stationnements, autoroutes et autres accommodations faites au vélo par les Pays-Bas sauvent 6500 vies par an. On savait les Néerlandais férus de bicyclette, mais voilà que les statistiques leur donnent raison d’adopter ce mode de transport au détriment de la voiture ou même de l’autobus. Ce petit pays européen débourse quelque 500 millions d’euros (725 M$CA) annuellement pour ses infrastructures cyclables, ce qui peut paraître énorme. Mais les économies sont encore plus gigantesques : selon une étude menée par l’Université d’Utrecht et reprise par le New York Times, ça permet au gouvernement d’épargner 19 milliards d’euros par an (28 G$CA) en soins de santé en tout genre. «Obésité, diabète de type 2, maladies coronariennes et certains types de cancers peuvent être évités par une activité physique de ce genre», résume Carlijn Kamphuis, professeure et auteure de l’étude.



5- Ce n’est pas aujourd’hui que vous ferez de l’argent sur le dos d’Apple. Si vous avez le temps cet après-midi, vous pourrez suivre en direct sur le web la première conférence d’Apple à même le Steve Jobs Theater de son tout nouveau campus de Cupertino, qui a coûté la bagatelle de 5 milliards $US. Vous pourrez ainsi admirer les trois nouveaux iPhone (dont un iPhone X qui promet d’être fort coûteux), la nouvelle Apple Watch et le nouvel Apple TV 4K qui devraient y être présentés, au grand bonheur des inconditionnels de la marque. Les investisseurs, eux, ne risquent pas d’être trop trop emballés, car depuis l’introduction du premier iPhone, l’action d’Apple n’a jamais connu de hausse après une telle conférence. En fait, comme l’a constaté Market Watch, c’est durant les mois précédant l’événement qu’Apple fait mieux en Bourse, surpassant l’indice S&P500 de 16% en moyenne. Dans les jours qui suivent ses conférences, le titre fait légèrement moins bien (0,01%). Autrement dit, si les rumeurs sont bonnes pour les spéculateurs, les nouveautés, elles, ne le sont pas tant que ça.


6- Le lancement du nouvel iPhone d'Apple fait oublier les craintes géopolitiques et environnementales ce matin. Résultat: les Bourses américaines devraient amorcer la séance en hausse pour une deuxième journée de suite. Sinon, les autorités semblent avoir compris qu'Apple allait voler le spectacle, aujourd'hui. Il n'y a aucun indicateur économique à l'agenda aux États-Unis avant demain. Dans notre revue boursière complète, il est aussi question de Bombardier, Savaria et Transat AT.


7- Le petit écran incrusté dans les sièges d’Air Canada n’est rien à côté du théâtre immersif de cette ligne aérienne! On le constate sans cesse, aux yeux des lignes aériennes, le passager idéal ne devrait pas être beaucoup plus actif, physiquement et intellectuellement, qu’un zombie. Pas pour rien si les systèmes de divertissement les plus récents sont chargés de films et de séries télé à n’en plus finir : ça en engourdit une majorité pour une bonne partie du vol. Histoire de faire changement (et pour faire parler d'elle), la société Icelandair a décidé de prendre une approche complètement opposée : elle a engagé une douzaine d'acteurs professionnels et a formé son personnel de bord afin de créer du divertissement immersif bien réel, en plein vol. Deux hippies se mettent soudainement à gratter de la guitare et à entonner une chanson des Beatles. De faux hommes d’affaires entonnaient des monologues. Bref, le temps d’un vol entre Londres, Reykjavik et New York, «j’ai oublié que j’étais à l’aéroport. J’ai même oublié d’avoir peur de l’avion», raconte le journaliste Gavin Haines, du Telegraph. Alors, à quand une pièce du TNM à bord d’un vol d’Air Canada?




8- Le problème avec les robots sexuels? Ce sont des assassins en puissance. Elon Musk craint que l’intelligence artificielle ne menace l’humanité, mais il a peut-être manqué la cible : selon l’expert en cybersécurité australien Nick Patterson, ce sont les robots sexuels qui pourraient représenter la plus grave menace des prochaines années. Pas parce que ces poupées robotisées pourraient finir par développer leur propre conscience et, par conséquent, un désir de vengeance, non. C’est plutôt qu’il est étonnamment facile de pirater leur logiciel, beaucoup plus vulnérable qu'un téléphone intelligent ou un ordinateur personnel, assure-t-il.  «Des pirates peuvent facilement prendre les commandes d’un tel robot afin d’en contrôler les bras, les jambes et autres accessoires qu’ils manipulent, comme un couteau», dit-il, au New York Post. «La dernière chose que vous voulez c’est un pirate informatique qui prend possession de votre robot sexuel. Il l’utilisera pour prendre avantage de la situation ou provoquer des dommages.»


9- Maintenant qu’on interdit les véhicules à moteur thermique, faudrait-il en interdire la publicité? Si le moteur à essence ou au diesel est nocif pour l’environnement et la santé, faudrait-il faire comme pour la cigarette et en interdire la publicité? C’est la question que soulève l’organisme Equiterre, dépeignant comme trompeuse l’attitude de l’industrie automobile, qui affirme pourtant répondre simplement à la demande des consommateurs. «Ce qu’ils négligent de mentionner c’est qu’ils sont le principal moteur de cette demande», affirme Sidney Ribaux, directeur général et cofondateur d’Equiterre. La question n’aurait peut-être pas semblé si pertinente il y a deux ans à peine, mais ces derniers mois, l’Allemagne, la France et l’Angleterre ont décidé de bannir le moteur thermique d’ici 2040, et la Chine, le plus important marché au monde, songe également à le faire. La raison? Il pollue trop, ce qui nuit à la santé humaine. Alors, que faire de ces milliards de dollars de publicité achetées chaque année par les constructeurs pour convaincre les acheteurs des vertus de leurs VUS? La question est lancée.


10- Une tondeuse autonome sur les stéroïdes pour Honda. Le constructeur souhaite démarquer sa tondeuse électrique et autonome avec l'aileron d’une Type R! L’écusson Type R est une marque quasi-légendaire auprès des férus d’automobiles, représentant le fin du fin du sport depuis 25 ans au sein de la gamme Honda. Afin de célébrer cet anniversaire, le groupe japonais a tenté de faire d’une pierre deux coups en présentant une édition Type R de sa tondeuse autonome Miimo. Ça lui donne un style particulier, mais on doute qu’elle tonde la pelouse plus rapidement que le modèle de base. À voir!


Miimo


Miimo


Miimo


Sources: Bloomberg, Les Affaires, Market Watch, Mashable, Montreal Gazette, New York Post, New York Times, Telegraph, Youtube.


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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.


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