Opel : GM éliminera 9 000 emplois

Publié le 25/11/2009 à 13:50

Opel : GM éliminera 9 000 emplois

Publié le 25/11/2009 à 13:50

Par Alexandre Paillé

Le PDG de GM Europe Nick Reilly. Photo : Bloomberg

General Motors impose une restructuration sévère à ses filiales européennes Opel et Vauxhall. Le constructeur automobile américain a annoncé mercredi la suppression de 9000 emplois en Europe, principalement en Allemagne, et a laissé entendre que son usine d'Anvers, en Belgique, pourrait fermer.


Le patron de GM Europe, Nick Reilly, a tenu une conférence de presse après avoir présenté ce plan de réorganisation aux représentants du personnel lors d'un comité d'entreprise extraordinaire au siège d'Opel à Russelsheim, en Allemagne.


Le dirigeant a justifié ce plan drastique par la concurrence "intense" et "chaque jour plus acharnée" dans le secteur automobile. "Globalement, nous allons réduire notre capacité d'environ 20 pour cent et nous pensons réduire de 9000 approximativement le nombre de personnes (employées par le groupe en Europe, NDLR)", a précisé M. Reilly.


Le patron de GM Europe n'a pas donné le nombre exact de suppressions d'emplois par pays ou par usine, mais l'Allemagne serait le pays le plus touché avec "probablement entre 50 et 60 pour cent" des postes supprimés, a-t-il dit.


Ce chiffre correspond à peu près à la répartition des effectifs Opel en Europe. En effet, la filiale allemande de GM emploie quelque 45 000 personnes en Europe, dont 25 000, soit 55 pour cent, en Allemagne.


Toutefois, aucune des quatre usines d'Opel en Allemagne ne serait fermée, a assuré M. Reilly lors de ses rencontres mardi et mercredi avec des responsables allemands. L'impact de ce plan sur la filiale britannique Vauxhall et les usines et le personnel en Grande-Bretagne n'a pas été précisé.


En revanche, la survie du site d'Anvers, en Belgique, est clairement menacée. "Nous avons accepté de mettre en place un groupe de travail sur l'usine d'Anvers car l'avenir de cette usine est incertain", a reconnu le patron de GM Europe. "Nous avons donc accepté d'envisager des alternatives pour cette usine et d'engager des consultations à ce sujet."


M. Reilly n'a pas précisé à quelles alternatives il pensait. L'usine d'Anvers produit l'Opel Astra.


Le secrétaire du comité d'entreprise, Klaus Franz, a critiqué ce plan de restructuration. Les représentants du personnel et le puissant syndicat allemand de la métallurgie, IG Metall, "n'accepteront pas cette approche qui consiste à mener la restructuration d'Opel en Europe essentiellement aux dépens de la Belgique et de l'Allemagne", a-t-il déclaré à l'issue du CE.


M. Reilly a reconnu que le plan de réorganisation contenait "certains décisions difficiles", mais a tenté de dédouaner le personnel en imputant la responsabilité des suppressions d'emplois au contexte économique. "Cela ne signifie pas que des individus ou des groupes d'individus font mal leur travail. Il s'agit juste de faire face aux réalités du marché actuel", a-t-il avancé.


Le patron de GM Europe espère achever d'ici deux à trois semaines ses consultations sur ce plan social. Il promet de limiter les licenciements secs en favorisant autant que faire se peut les départs volontaires pour parvenir à l'objectif de 9000 suppressions d'emplois.


Au début du mois, GM avait créé un choc en renonçant brutalement à son projet de vendre ses filiales européennes Opel et Vauxhall à un consortium canado-russe, Magna-Sberbank. Outre l'Allemagne, la Belgique et la Grande-Bretagne, GM Europe détient des usines en Pologne et au Portugal.


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