Alcoa menace de fermer trois usines

Publié le 30/10/2013 à 09:11, mis à jour le 30/10/2013 à 11:01

Alcoa menace de fermer trois usines

Publié le 30/10/2013 à 09:11, mis à jour le 30/10/2013 à 11:01

Photo:Bloomberg

Alcoa menace de fermer trois de ses neuf alumineries si elle n’obtient pas un tarif plus avantageux d’Hydro-Québec, selon une lettre envoyée à la société d’État obtenue par différents médias. Une menace qui surprend le gouvernement Marois.


Bloomberg rapporte mercredi que le géant américain prévoit réduire fortement sa consommation d'électricité dans la province s'il n'obtient pas un tarif d'électricité plus avantageux de la société d'État.


TVA signale pour sa part que Alcoa pourrait fermer trois de ses alumineries. Les trois installations en péril sont celles de Bécancour, Baie-Comeau et de Deschambault. Ces usines pourraient fermer au premier janvier 2015. C’est près de 3 300 emplois qui sont menacés.


À compter de 2015, la facture d’électricité totale de ses trois usines passera de 350 M$ à 570 M$ avec le passage au tarif L. C’est une augmentation de 60%. Si Alcoa cesse sa production, le surplus d’énergie d’Hydro-Québec doublerait.


«Un tarif d'électricité concurrentiel est nécessaire pour que Alcoa continue d'investir dans ses activités et préserve sa contribution économique importante au Québec», a écrit l'entreprise new-yorkaise.


Pauline Marois étonnée


La première ministre Pauline Marois s'est étonnée du ton inutilement alarmiste de la société Alcoa, qui menace de fermer des usines si ses tarifs d'électricité ne sont pas revus à la baisse.


Mme Marois a déclaré que des discussions sont en cours au plus haut niveau avec l'entreprise américaine, qui a acheminé un préavis officiel pour réduire l'approvisionnement en hydro-électricité de ses trois alumineries du Québec.


La première ministre a expliqué que son chef de cabinet adjoint, Dominique Lebel, et le secrétaire général du Conseil exécutif, Jean St-Gelais, ont rencontré les dirigeants d'Alcoa.


Depuis quelques semaines, le secteur de l'aluminium réclame une renégociation à la baisse des tarifs d'électricité d'Hydro-Québec en faisant valoir qu'ils sont plus élevés que dans certains pays. En septembre, la société Rio Tinto avait réclamé une diminution de 30% du tarif industriel.


Mercredi, Mme Marois a déclaré que son gouvernement ne négociera pas sur la place publique.


La ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet a rappelé que le tarif L d'Hydro-Québec est dans la moyenne des prix exigés du côté de l'aluminium.


En Chambre, le chef parlementaire libéral Jean-Marc Fournier a accusé le gouvernement de se livrer à un sabotage économique par sa fermeture envers les demandes des alumineries.


 


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