Les prototypes de voitures électriques qu'Hydro-Québec et que d'autres comptent essayer au Québec seront-elles confinées à des stationnements, comme celui de l'Institut de recherche électrique (IREQ), à Varennes ? C'est probable : pour différentes raisons, il est presque impossible d'immatriculer une voiture entièrement électrique au Québec.
La première des 50 i-MiEV, que Mitsubishi a remise à Hydro-Québec cet été, a son volant à droite. Or, depuis un an, Québec a imposé un moratoire sur l'importation de ce type de véhicules, en raison du danger qu'ils représentent. Selon Sylvain Castonguay, directeur technique du Centre national sur le transport avancé, à Saint-Jérôme, ce n'est pas un cas isolé. " Comme il n'y a pas de constructeur automobile établi au Québec, on doit importer des véhicules d'essai ", dit-il.
Puisqu'il s'agit souvent de prototypes, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) refuse de les immatriculer. L'Ontario, n'a pas ce problème. " La SAAQ peut imposer un encadrement plus strict, mais nous devons essayer les prototypes sur la route ", insiste M. Castonguay.
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