Avec la Ryder Cup, la France veut conquérir les touristes de la planète golf

Publié le 28/05/2018 à 06:21

Avec la Ryder Cup, la France veut conquérir les touristes de la planète golf

Publié le 28/05/2018 à 06:21

Par AFP

Plébiscitée pour sa gastronomie et ses monuments, la France reste méconnue pour ses "greens" et mise sur la Ryder Cup, épreuve-phare du golf organisée pour la première fois sur son sol, pour attirer des touristes adeptes de la petite balle blanche.


«La Ryder Cup en France, c'est comme une comédie musicale française qu'on jouerait à Broadway», résume Damien Boyer, responsable commercial Golf du groupe Barrière, célèbre pour ses hôtels et ses golfs de luxe.


Avec plus de 600 parcours de golf, l'Hexagone est mieux doté que l'Espagne ou le Portugal. Sauf que contrairement à eux, il n'est pas identifié par les touristes étrangers comme une destination «golfique»: la faute à des campagnes de communication historiquement axées sur les atouts culinaires et culturels du territoire français.


La Ryder Cup est une occasion unique de renverser la vapeur: cette compétition mondiale oppose pendant trois jours (28-30 septembre) les meilleurs golfeurs européens et américains, et réunira surtout un milliard de téléspectateurs dans 200 pays - ce qui en fait l'un des événements sportifs les plus médiatisés de la planète derrière la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques.


«C'est une compétition qui amène beaucoup de visibilité et aussi beaucoup de cash, puis qui repart. Et il faut donc concrétiser derrière», souligne à l'AFP Damien Boyer.


Pour le groupe Barrière - qui possède notamment l'Hôtel du Golf à Deauville, établissement 4 étoiles réputé proposant un parcours de 27 trous - l'objectif de la Ryder Cup est «vraiment de faire entrer dans les esprits que la France est une destination golfique. Et de diversifier notre clientèle, surtout en direction du marché américain qui compte le plus de golfeurs au monde».


«C'est une occasion rêvée pour nous apporter de la visibilité», renchérit Christian Mantei, directeur général d'Atout France, l'agence chargée de promouvoir le tourisme hexagonal à l'étranger.


En partenariat avec la Fédération française de golf, Atout France a organisé ces trois dernières années quelque 150 opérations de promotion et de marketing axées sur les atouts du golf français, notamment en direction des clientèles américaine, coréenne et japonaise. 


Vieux et riches


«On a mis en avant nos golfs prestigieux, habitués à accueillir une clientèle internationale et qui savent associer à l'offre golf de l'oenotourisme, de la gastronomie ou de la culture, car autour de ces greens, en Normandie, en Provence ou à Biarritz, il y a souvent un territoire avec une identité forte», souligne Christian Mantei.


Nombre de golfs et de structures hôtelières attenantes ont aussi été rénovés, et de nouveaux services ont été lancés: «Il ne suffit pas juste de vouloir devenir une destination touristique si par exemple, à l'accueil, on n'a personne qui parle anglais, ou si on n'a pas assez de chambres», relève Jean-Lou Charon, président de la Fédération française de golf.


«On est déjà dans un mouvement d'amélioration: il y a une prise de conscience mais elle n'est pas encore suffisante» du côté des gérants et propriétaires de golf, estime-t-il.


Autre barrière à lever, et pas des moindres: l'image du golf en France, "encore considéré à tort comme un sport de vieux et de riches", déplore Jean-Marie Casella, directeur du golf de Terre Blanche, prestigieux parcours dans l'arrière-pays cannois, adossé à un hôtel 5 étoiles.


«On souffre beaucoup de cette image, qui est malheureusement toujours véhiculée en France. Et il faut absolument que cela change grâce à la Ryder Cup. Les golfeurs sont des athlètes, le golf se pratique à tout âge. Et surtout, on peut jouer au golf pour pas cher», tient-il à souligner.


Jean-Marie Casella indique que «si à l'origine, les clubs de golf étaient tous privés, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Pour un abonnement annuel, les prix peuvent aller de 500 à 4000 euros».


«Aujourd'hui, si on veut débuter, une année au golf tout compris coûte moins cher qu'une semaine au ski», renchérit Damien Boyer pour le groupe Barrière: selon lui, «le golf se démocratise, Tiger Woods est arrivé à le rendre plus populaire et la Ryder Cup devrait aussi permettre à une nouvelle génération de Français de se mettre au golf».


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