Nouveaux abonnés: Bell dénonce des règles qui favorisent les câblos

Mathieu Lavallée . les affaires.com . 28-05-2010

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Photo: Bell veut réduire les avantages concurrentiel des câblodistributeurs, dont Vidéotron. Photo: lesaffaires.com

Bell s’adresse au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour obtenir une « symétrie réglementaire » entre les câblodistributeurs et les sociétés de télécommunications, selon un communiqué émis hier.


Selon Bell, les câblos sont favorisés depuis dix ans lorsqu’ils obtiennent de nouveaux abonnés pour la télévision ou la téléphonie fixe.


C’est que les consommateurs ont la possibilité de s’abonner au service téléphonique des câblodistributeurs et de laisser ces derniers s’occuper du transfert et de l’annulation d’un compte, ce qui les favorise selon Bell.


La demande de Bell survient alors qu’elle s’apprête à introduire un nouveau service de télévision sous protocole Internet à Montréal et Toronto. À l’heure actuelle, les marchés urbains restent largement dominés par la télévision par câble.


« Les règles, en vigueur depuis une dizaine d'années et qui ont assuré un avantage concurrentiel aux entreprises de câblodistribution, doivent plus que jamais changer maintenant que Bell s'apprête à accroître la concurrence et le choix des consommateurs en matière de télévision dans nos grands marchés urbains au pays », a affirmé dans un communiqué George Cope, président et chef de la direction de Bell Canada et de BCE.


La compagnie veut que le CRTC annule les avantages accordés aux câblodistributeurs dans le domaine de la téléphonie, ou qu’il applique les mêmes règles aux entreprises de télécommunications offrant des services de télévision.


Si le CRTC devait accorder l’une ou l’autre des demandes de Bell, les consommateurs devraient traiter d’abord avec leur fournisseur actuel de téléphonie avant de pouvoir changer, ou alors permettre aux concurrents de la télévision comme Bell de se charger des transferts des nouveaux comptes pour la télévision.


Bell demande également d’éliminer les frais que les câblodistributeurs peuvent imposer aux entreprises de télécommunications pour l’accès à leur câblage intérieur.

5 commentaires

le 06-06-2010

Toutes ces compagnies font que du « bla bla » pour leurs propres poches en jouant les vierges offensées sur les agissements des autres qui essaient comme eux d’exploiter et de s’approprier du réseau et le rendre exclusif à leurs quêtes de profits illimités, sans obstacles et sans règlements et où ils sont libres de nous tarifer au maximum sous l’écran des besoins d’affaires et des difficultés économiques qu’ils inventent à mesure pour égorger le public. Tout ce qui dérange cette quête de profits illimités sont des obstacles à leurs gourmandises insatiables. Que ce soit les Bells, Vidéotrons, Telus, Rogers, etc.., tous, sont en train d'ajouter des frais supplémentaires sur nos factures qui augmentent à vue d’œil à chaque mois pendant que la qualité du service et du contenu des canaux sont réduits et étouffés au maximum tout comme la bande passante. Lisez les études du professeur Vincent Mosco de l'université de Queens sur ce sujet (http://www.er.uqam.ca/nobel/gricis/actes/bogues/Mosco.pdf ) et (http://www.observatoire-omic.org/extranet/pict/WPSynthese_EPC_EGeorge.pdf ) et (http://w3.aislf.univ-tlse2.fr/gtsc/DOCS_SOCIO/FINITO_PDF/Georges.pdf ). Le but de ces compagnies est de prendre contrôle du réseau pour y installer un compteur universel et d'en tarifer l'usage à la seconde comme un taxi. Le réseau de câble en est qu'un exemple du piètre contenu et que l'on nous bourre le crâne avec. Si vous voulez voir une variété de films par exemple oublier ça avec les pourvoyeurs Canadien comme les Spaces, CTVs, CBCs, etc.., On dirait qu'ils partagent tout au plus quelques douzaines de films et de programmes entre eux qui sont retransmis ad nausiam à l’année comme s’il n’y avait aucun autre films ou programmes produits sur la planète. Le dicton anglais « 200 channels and nothing on » ne semble plus être un dicton au Canada mais une réalité autant que le dicton que nous payons à travers le nez pour nos services de communication. Voilà comment ces derniers exploitent notre dépendance et notre impuissance apprise à accepter n’importe quoi comme services et contenus en échange de bebelles incarnées en cellulaires, réseaux internet de haute définition pour mieux regarder et entendre la même banque de films et de programmes télévisés. Combien de fois sommes nous obligés de regarder Alien 1, 2, 3 ou Terminator 1, 2, 3. de mois en mois et d’année en année en haute définition maintenant. Il se produit des milliers de films et de programmes dans une année sur cette planète et nos câblo-distributeurs se partagent la même vieille liste d’année en année en évoquant des difficultés financières comme prétexte limitatif. Non seulement ces câblo-distributeurs étouffent les réseaux, ils étouffent aussi la culture cinématographique, l’éducation publique et réduise l'exposition des travaux culturels des artistes-travailleurs et travailleuses de la communication visuelle et auditive. Ces parties ont même l’audace et le front de venir nous recruter pour dénoncer les agissements des autres du réseau pendant qu'eux pratiquent les mêmes stratégies limitatives au sujet de ce que nous allons pouvoir voir, entendre ou utiliser. Les usagers n’ont qu’à regarder leurs factures périodiquement pour en avoir la preuve. Rappelons-nous l’époque où ces câblo-distributeurs et entreprises de télécom nous avaient convaincu du bien fondé de la déréglementation comme étant la solution magique pour libérer la compétition et la créativité sur les réseaux de communication et d’augmenter le contenu versus la nationalisation des réseaux, et ce malgré les cris d’alarme dans le temps des sociologues de communication tel que les Vincent Moscos. Voilà les résultats de cette libération des réseaux autant sur les pertes d’emplois que sur la qualité du réseau qui dépérit à vue d’œil, et ce en échange d’une diète de Alien et de Terminator et un tas de publicités non désirées sur nos cellulaires lorsque nous déambulons devant un magasin ou vidons nos boîtes de messages incluant nos accès sur l’internet, et de plus sur une bande passante de plus en plus étouffée où les compteurs nous tarifent à l’usage et à la seconde. Voilà la libération que nous avons eux par la déréglementation de nos réseaux : Des BIG BROTHERs du privé qui nous privent de nos besoins en communication moderne. Arrêtons de tourner en rond avec la rhétorique habituelle que ces idolâtres de la main invisible du marché ont nos intérêts en tête.

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