Facebook attirerait les narcissistes et les gens ayant une faible estime de soi

Publié le 08/09/2010 à 07:19, mis à jour le 08/09/2010 à 07:22

Facebook attirerait les narcissistes et les gens ayant une faible estime de soi

Publié le 08/09/2010 à 07:19, mis à jour le 08/09/2010 à 07:22

Par La Presse Canadienne

Photo : Bloomberg

Une nouvelle étude conclut que le réseau social Facebook est populaire auprès des narcissiques et des gens ayant une faible estime d'eux-mêmes.


La recherche, menée par Soraya Mehdizadeh, de l'Université York de Toronto, conclut que ces types de personnes passent plus de temps sur ce site et qu'ils utilisent Facebook comme un outil d'auto-promotion.


Soraya Mehdizadeh, qui prépare son entrée en médecine, reconnaît que l'échantillon de son étude ne permet pas de brosser un portrait de tous les utilisateurs de Facebook.


Par contre, elle s'attend à ce que ses conclusions amènent les quelque 16 millions de Canadiens qui fréquentent le site à amorcer une réflexion personnelle et une autre sur leurs « amis » Facebook.


« Je pense que les gens sont sur la défensive, qu'ils se disent qu'eux n'utilisent pas Facebook pour cette raison. Parce qu'évidemment, c'est une étiquette qu'on ne veut pas porter », a affirmé mardi Mme Mehdizadeh lors d'une entrevue.


La recherche a été amorcée il y a deux ans. Elle a été réalisée auprès de 100 personnes 50 hommes et 50 femmes, âgées entre 18 et 25 ans.


Les participants, tous étudiants à l'université York, ont subi des tests psychologiques mesurant le niveau de leur estime personnelle et un indice de leur narcissisme. Des sections de leurs comptes Facebook ont également été examinées.


Les résultats de l'étude, qui font état de différences notables entre les modus operandi féminin et masculin, ont été publiés le mois dernier dans le journal Cyberpsychology, Behavior and Social Networking.


Ainsi, les femmes feraient leur auto-promotion en sélectionnant minutieusement des photos de profil qui les présentent sous un jour tape-à-l'oeil ou révélateur.


Du côté des hommes, les outils de promotion privilégiés seraient plutôt les sections « À propos de moi » et « Articles », qui permettent la rédaction de messages dans lesquels ils peuvent se décrire.


Par ailleurs, « il est très intéressant de constater les différences entre les personnalités réelles et virtuelles et d'établir un lien entre les deux », a fait valoir Soraya Mehdizadeh, qui a effectué cette recherche dans le cadre de sa thèse de premier cycle.


Soraya Mehdizadeh soutient que Facebook s'avère un milieu parfait pour les narcissiques, qui peuvent y contrôler le nombre d'« amis » qu'ils ont à leur actif.


Elle ajoute que le site web peut également faciliter la vie sociale de ceux qui possèdent une faible estime personnelle, puisqu'il facilite le contact avec une grande quantité de personnes.


Et les amis Facebook peuvent redonner confiance à une personne qui a de la difficulté à accepter son apparence physique, par exemple en écrivant des commentaires au sujet d'une photo que cette personne a publiée, selon la jeune chercheuse.


« C'est définitivement quelque chose qui peut aider quelqu'un à gérer son problème d'estime », a souligné Mme Mehdizadeh.


Est-ce que cela signifie que toute personne qui passe plus de trois heures sur le réseau social est narcissique ou qu'elle a une faible estime d'elle-même?


« Peut-être pas. Mais cette étude pourra éventuellement contribuer aux recherches qui ont déjà été réalisées sur le sujet. »


Mais cela soulève aussi, croit Soraya Mehdizadeh, une nouvelle problématique pour le champ de la psychologie: est-ce que les narcissiques sont plus susceptibles d'utiliser Facebook ou est-ce que les personnes qui utilisent Facebook sont plus susceptibles de devenir narcissiques?


Facebook a confirmé en juillet qu'il avait franchi le cap des 500 millions d'utilisateurs à travers le monde, une augmentation de 100 pour cent par rapport à l'an dernier.


 


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