Kuei Kuei la traduction autochtone !

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Kuei Kuei la traduction autochtone !

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Par Claudine Hébert

Selon vous, quelles langues causent, ces temps-ci, le plus de maux de tête aux cabinets de traduction professionnels du Québec (et du pays) ? Le mandarin, le russe, le portugais, l'hindi ? Pas du tout. Un indice ? Pensez Plan Nord !


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Depuis trois ans, face à la demande croissante liée au développement des projets miniers dans le Nord, les cabinets de traduction professionnels s'arrachent les cheveux pour trouver des experts aptes à traduire des documents dans les quelque 90 dialectes autochtones qui existent au pays. Conséquence : les prix ont explosé.


« On est passé de 25 cents à plus de 1,25 $ du mot en trois ans. L'augmentation est tellement rapide que les clients font souvent le saut devant le montant de leur soumission », soulève Maryse Benhoff, présidente fondatrice de BG Communications, une firme de Montréal.


D'un contrat par an il y a quelques années, ce cabinet réalise actuellement jusqu'à deux contrats de traduction de langues autochtones par mois. « Ce sont principalement les langues inuites, tel l'inuktitut, celle du Labrador, l'inuinnaqtun ainsi que l'ojibway et les quelques dialectes cris (oji, swampy, moose et celui du Nord-du-Québec) qui nous sont demandés », explique la traductrice. Des langues, précise-t-elle, qui présentent autant de subtilités qu'il y a de communautés. Une complexité qui augmente le degré de difficulté à trouver de bons traducteurs.


Une clientèle diversifiée


Qui sont les clients qui recourent à ces services ? Principalement les deux ordres gouvernementaux (fédéral et provinciaux) ainsi que les entreprises du secteur des ressources naturelles (minières, pétrolières et sociétés du domaine de l'énergie) qui ont besoin de ces traductions pour mener à bien leurs projets. Pour mesurer l'importance du phénomène, il suffit de jeter un coup d'oeil au site Web de l'Association minière du Québec. Il contient de l'information traduite en quatre langues autochtones : cri, inuktitut, algonquin et innu.


Les gouvernements, fédéral et provinciaux, ainsi que les entreprises privées doivent établir des ententes, négocier des droits de passages pour réaliser leurs projets dans le Nord.


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