Les petits gestionnaires de portefeuille québécois auront leurs indices

Publié le 08/09/2016 à 06:30

Les petits gestionnaires de portefeuille québécois auront leurs indices

Publié le 08/09/2016 à 06:30

Par Stéphane Rolland

Photo Bloomberg.

Ce n’est pas la taille de l’actif qui compte, mais ce qu’on fait avec. Un groupe de petits gestionnaires de portefeuille québécois veut comparer les rendements de ses membres à ceux des gros acteurs de l’industrie afin de démontrer leur savoir-faire. Le Conseil des Gestionnaires en Émergence (CGE) lancera cet automne trois indices qui suivront les rendements de leurs membres. Le défi est lancé!


L’idée derrière ce projet est d’attirer l’attention des investisseurs institutionnels sur le travail des firmes qui gèrent moins d’un milliard de dollars, affirme en entrevue Étienne Thomas, qui a piloté le projet dans le cadre de sa maîtrise en finances à HEC Montréal.


«C’est notre manière de faire la promotion du CGE», poursuit l’étudiant de 23 ans, qui fait son stage au sein de l’organisme créé en 2014 afin d’inciter les caisses de retraite et les fortunes familiales à confier plus de mandats aux gestionnaires émergents. Finance Montréal et Mitacs ont également fourni un soutien financier au projet.


Trois indices sont en conception: un pour les actions, l’autre pour les obligations et un troisième pour les placements alternatifs. Chaque indice sera équipondéré, c’est-à-dire que chaque fonds qu’il contient aura un poids égal dans la pondération. «Ça évite de créer des distorsions en donnant trop de poids aux fonds qui ont un actif plus important», explique-t-il. 


Pour chaque indice, un indice de référence sera créé avec l’aide des données de Fundata. L’indice de référence prendra en compte les stratégies individuelles de chaque fonds afin que la comparaison soit la plus fidèle possible. 


Pour l’instant, une quarantaine de fonds gérés par 38 gestionnaires seront inscrits aux trois indices. Étienne Thomas espère que le projet «stimulera la fibre entrepreneuriale» et incitera d’autres petits gestionnaires indépendants à rejoindre l’indice ou à se lancer à leur compte.


La création de l’indice n’est pas encore complétée, mais Étienne Thomas a bon espoir de pouvoir le lancer en octobre. La stratégie promotionnelle n’est pas encore arrêtée pour le lancement officiel. Le dévoilement pourrait avoir lieu lors d’une activité de réseautage du CGE le 5 octobre prochain, mais il pourrait être reporté un peu plus tard si un lancement officiel est organisé.


Pour Étienne Thomas, la création d’un indice était l’occasion de mener un projet de A à Z. Une liberté que n’ont pas tous les stagiaires dans les grandes entreprises. L’étudiant, qui a eu «beaucoup de plaisir» à fréquenter les entrepreneurs, confie avoir lui-même le goût d’entreprendre. À la fin de ses études au printemps prochain, il souhaite acquérir de l’expérience à l’international avant de lancer sa propre entreprise.


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