Les économistes indépendants contre Paulson

Publié le 26/09/2008 à 00:00

Les économistes indépendants contre Paulson

Publié le 26/09/2008 à 00:00

Ils sont 200, pour la plupart des académiciens sans attaches, à signer une pétition initiée par un professeur de l’Université de Chicago.



S’ils souscrivent à l’idée qu’une sévère récession pourrait intervenir en l’absence de mesures d’urgence, ils réprouvent les dispositions du plan dans sa forme actuelle. Ils estiment que le plan est trop vague, qu’il engendrera des effets pervers et que ses bénéfices à long terme sont loin d’être garantis.



Certains proposent une alternative. Il s’agirait d’injecter du capital dans les institutions bancaires en calculant que les banques se feront ainsi confiance et que le système fonctionnera à nouveau. Ils proposent une forme de recapitalisation qui s’apparente à une nationalisation des institutions bancaires.



Pour l’économiste Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie, le plan Paulson ne répond pas au problème de fond. «Le plan Paulson repose sur l’hypothèse que si des liquidités sont injectées dans le système, le problème disparaitra. Or, ceci ne répond pas au problème de l’hémorragie de saisies et des trous dans les bilans bancaires», dit-il



Ainsi, un groupe d’économistes pense que l’État ferait mieux de racheter les hypothèques défaillantes directement auprès des emprunteurs. Cependant, cette solution serait difficile à mettre en œuvre, compte tenu du nombre de dossiers à étudier et des particularités de chacun d’entre eux.



Une autre critique pointe du doigt le stipulat que les portefeuilles d’hypothèques que l’État se propose de racheter seraient évaluées actuellement à un prix excessivement bas en raison du pessimisme des investisseurs. Les défenseurs du plan Paulson estiment qu’en rachetant ces hypothèques à prix bas et en les revendant quand le marché fonctionnera à la normale, l’État réalisera un gain net au bénéfice du contribuable. Or, rien ne dit que le prix du marché soit incorrect, soulignent les économistes.



Ces récriminations ont été compilées dans une lettre qu’a brandie le sénateur républicain Richard Shelby jeudi soir. Elles ont contribué à envenimer les débats autour du plan.



Avec le Washington Post

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