La Sec invite à se méfier de Moody's

Publié le 31/08/2010 à 16:44, mis à jour le 31/08/2010 à 16:52

La Sec invite à se méfier de Moody's

Publié le 31/08/2010 à 16:44, mis à jour le 31/08/2010 à 16:52

Par Olivier Schmouker

Warren Buffett a dû témoigner sur ces agissements. Photo : Bloomberg.

Coup de tonnerre à Wall Street. La Sec, l'autorité américaine de régulation des marchés financiers, a accusé l'agence de notation Moody's d'avoir «commis et caché des erreurs manifestes» dans la notation de certains titres de dette. En conséquence, elle a lancé une mise en garde contre Moody’s et même «contre les agences de notation en général».


«L'erreur» reprochée à Moody’s ne concerne pas un produit échangé aux Etats-Unis, mais la Sec a prévenu par voie de communiqué les investisseurs américains qu'ils devaient se méfier des notations accordées par les agences comme Moody's.


Ainsi, la Sec a publié «un rapport mettant en garde les agences de notation au sujet de pratiques de notation trompeuses et leur rappelant l'importance de contrôle internes suffisants au sujet des politiques, procédures et méthodologies qu'elles utilisent pour déterminer les notes de dette».


D'après le rapport, «un analyste de Moody's a découvert au début de 2007 qu'une erreur dans un programme informatique avait relevé de 1,5 à 3,5 crans le modèle utilisé pour déterminer les notes de dette pour certains produits dérivés de titres de dette, appelés CPDO». Et pourtant, la direction de l’agence a décidé de ne pas corriger l’erreur, «en partie à cause de craintes que cela puisse avoir des conséquences négatives sur la réputation de Moody's», selon la Sec.


Warren Buffett à la rescousse


Cette affaire a été abordée en juin dernier lors des auditions de la commission d'enquête du Congrès sur la crise financière. Le milliardaire Warren Buffett, dont la société Berkshire Hathaway est le principal actionnaire de Moody's, y a témoigné pour voler au secours de ses principaux dirigeants. «Ils ont fait dans ce cas précis une erreur que chacun dans ce pays a virtuellement commise», a-t-il dit.


De leur côté, plusieurs anciens salariés de Moody's ont déclaré avoir subi des pressions pour attribuer des notes favorables à des produits financiers risqués afin d'assurer la signature de contrats. Du coup, Phil Angelides, le président de la commission, a estimé que l'agence de notation était devenue «une usine à triple A».


Raymond McDaniel, le pdg de Moody's, a par la suite reconnu devant la commission que «la performance de nos notes de crédit de certains produits dérivés de titres de dette, au cours des dernières années, a été profondément décevante».


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