Un nouveau centre de recherche dans les laboratoires d’AstraZeneca

Publié le 08/11/2012 à 16:26, mis à jour le 08/11/2012 à 16:50

Un nouveau centre de recherche dans les laboratoires d’AstraZeneca

Publié le 08/11/2012 à 16:26, mis à jour le 08/11/2012 à 16:50

Par Hugo Joncas

L'Institut Nexmed s'installe dans les anciens laboratoires d'AstraZeneca, à Saint-Laurent. Photo: Jones Lang Lasalle

Québec et AstraZeneca créent un nouvel incubateur de recherche sur les nouveaux médicaments. L'Institut Nexmed s’installera dans l’immeuble abandonné en février par la pharmaceutique suédoise, dans le Technoparc de Montréal, a appris Les Affaires.


AstraZeneca vient de vendre les anciens laboratoires pour 1 $ à l’organisme sans but lucratif, créé en septembre dernier. L’acte de vente précise que l'immeuble, construit en 1996 dans l’arrondissement Saint-Laurent, vaut près de 27 M$.


Selon nos informations, Québec financera l’incubateur, dirigé par le docteur Max Fehlmann. «Ce projet fera l'objet d'une annonce officielle du ministre bientôt», dit Mélanie Malenfant, attachée de presse du ministre des Finances et de l’Économie Nicolas Marceau, sans donner de détails.


AstraZeneca investira aussi quelques millions dans le nouvel institut et y transférera certaines molécules pour les développer.


Selon l’acte de vente, Nexmed devra conserver l’immeuble de 120 000 pieds carrés pendant cinq ans, sans quoi il devra payer à AstraZeneca le montant le plus élevé entre 15 M$ et le prix obtenu dans une éventuelle revente.


Philippe Walker, ancien patron des laboratoires de la multinationale suédoise à Saint-Laurent, s’est joint à Nexmed après la fermeture des installations, en février. D’autres sociétés pharmaceutiques doivent aussi investir dans le projet, selon nos sources. Bernard Prigent, vice-président et directeur médical chez Pfizer Canada, est d’ailleurs administrateur de l’Institut, selon le Registre des entreprises du Québec.


Pour l’instant, Nexmed a la même adresse que le Consortium québécois sur la découverte du médicament, ainsi que le même dirigeant, Max Fehlmann. Le gouvernement a créé ce partenariat public-privé en 2008 avec AstraZeneca, Pfizer et Merck Frosst pour stimuler la recherche sur de nouvelles molécules. Québec contribuait à hauteur de 16 M$ et les trois multinationales injectaient 12 M$, sur quatre ans.


«Il n’y aura rien d’équivalent»


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