La mine Éléonore inaugurée dans la Baie-James

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Août 2015

La mine Éléonore inaugurée dans la Baie-James

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Édition du 06 Août 2015

C’est par un temps gris et plutôt froid que la mine Éléonore a été inaugurée vendredi en présence de nombreux dignitaires. La nouvelle exploitation aurifère de la Baie-James a coulé son premier lingot en octobre 2014 et est entrée en production commerciale en avril 2015, mais il restait encore à marquer officiellement le coup.


« Je crois que vous serez d’accord pour dire que nous avons bâti une installation dans les règles de l’art, dans ce qui, nous croyons, pourrait devenir l’un des nouveaux districts miniers aurifères d’importance au Canada », a dit d’emblée Chuck Jeannes, président et chef de direction de Goldcorp. « Quand on va atteindre la pleine production, on prévoit produire plus de 500 000 onces par an, ce qui fera d’Éléonore l’une des plus importantes mines d’or au Canada. »


Pour le moment, Goldcorp doit s'en tenir à son objectif le plus bas pour 2015, à 290 000 onces. Elle avait évoqué le chiffre de 330 000 en janvier dernier. « On a une petite variante au niveau de la teneur et du tonnage », a expliqué Guy Belleau, le directeur général de la mine. « Le temps de mise en route en production commerciale a été un peu plus long, donc c’est sûr que ça va repousser ces onces-là à l’année prochaine. »


La période de construction, qui s’est échelonnée de 2011 à 2014 et qui a nécessité des investissements totaux de 2 milliards, a directement et indirectement donné du travail à près de 2630 personnes, dont la moitié en Abitibi-Témiscaminque et dans le Nord-du-Québec. L’exploitation emploie maintenant quelque 1000 personnes, dont 600 directement, et ce pour une quinzaine d’année. Depuis l’acquisition du projet en 2006, Goldcorp aura investi 2,5 milliards pour développer sa mine. « C’est exactement le genre de projets dont on a besoin dans le cadre du Plan Nord », a dit Pierre Arcand, le ministre des Ressources naturelles et de l’Énergie.


Une collaboration remarquée


La signature en 2011 de l’entente Opinagow avec la Nation crie et l’esprit de collaboration qui en est résulté ont été soulignés à mainte reprise durant la journée. « Ces négociations ont duré quatre ans », a tenu à rappeler M. Jeannes. « Ce n’est pas que les relations ont été acrimonieuses ou difficiles, mais simplement qu’il était nécessaire de construire une relation d’abord. » Une entente qualifiée d’« historique », qui ouvre selon lui une nouvelle façon de penser les relations entre l’industrie et les Premières Nations, au-delà des traditionnelles ententes sur les répercussions et les avantages (ERA). « Ce qu’on a ici, c’est une collaboration où les parties partagent le travail et les risques, mais également les bénéfices. »


« L’objectif de l’entente était de fournir de la formation, de l’emploi et des opportunités aux Cris, et spécialement aux communautés directement affectées », a mentionné de son côté Matthew Coon Come, grand chef du conseil cri. « Aujourd’hui, les Cris représentent près de 20 % de la main-d’œuvre sur le site. Près de 193 millions de contrats de services de construction ont été accordés à des entreprises cries. »


Une mine « high-tech »


Goldcorp a aussi voulu faire de sa mine Éléonore un site « à la fine pointe de la technologie ». D’abord, les résidus de traitement seront empilés à sec plutôt que déverser en boue dans un parc. « C’est une des premières mines d’or au Canada où, au lieu de déverser les résidus dans un réservoir, on en extraie l’eau et on les empile à sec », s’est réjoui M. Jeannes. « Ce qui veut dire qu’on utilise beaucoup moins d’eau : 95 % de notre eau est recyclée. » Grâce à ce système, la mine croit pouvoir restaurer son parc à résidus à mesure que ceux-ci seront rejetés.


Ensuite, Éléonore a installé un réseau wifi à l’intérieur de ses galeries et puits, afin de pouvoir localiser en tout temps ses employés et ses équipements. « Ça nous permet de ventiler les zones de façon sélective », a précisé M. Jeannes. « Si l’on sait qu’il n’y a personne dans certaines parties de la mine, on n’a pas besoin d’y envoyer de l’air. Ça nous sauve des millions de dollars en énergie et en carburant, puisqu’il faut chauffer cet air l’hiver. »


La connexion wifi permet également la « maintenance prédictive » des équipements, selon Guy Belleau. « On va pouvoir suivre en temps réel l’état de santé de nos équipements et détecter les problèmes mécaniques ou électriques avant qu’ils ne surviennent », a-t-il noté. Selon lui, ces investissements sont négligeables puisqu’ils sont compensés rapidement par une diminution des coûts d’opération.


 


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