«C'est le bon moment d'investir dans de bons projets miniers»

Publié le 03/10/2014 à 13:04

«C'est le bon moment d'investir dans de bons projets miniers»

Publié le 03/10/2014 à 13:04

Par Suzanne Dansereau

Dany Pelletier, président du conseil d’administration de SODEMEX, le fonds minier de la CDPQ

La Caisse de dépôt et de placement du Québec observe comme tous les investisseurs la débandade des sociétés minières depuis plusieurs mois, plombées par la chute de leurs capitalisations boursières, les hausses de coûts et les retards de production.


Mais la Caisse croit que «c’est maintenant le bon temps d’investir dans de bons projets», a déclaré Dany Pelletier, président du conseil d’administration de SODEMEX, le fonds minier de la CDPQ, lors de la sixième conférence Objectif Nord du Groupe les Affaires, tenue à Montréal mardi et mercredi.


«Il y a des opportunités à toutes les étapes» a estimé M. Pelletier.


Depuis le début de l’année, Sodemex a investi 2,5M$ dans quinze sociétés juniors d’exploration, notamment : Adventure Gold et Ressources Sirios dans l’or, et MDN, dans le tantale et le nobium.


Sodemex a par ailleurs investi 11M$ dans des projets en développement : 8M$ dans le projet Coulon (cuivre, zinc et argent) et 3 M$ dans le projet de Mason Graphite.


Fin mai dernier, la Caisse a réalisé un placement privé de 105M$ pour la construction de la mine de diamant Renard, appartenant à la minière minière Stornoway, détenue en partie par Ressources-Québec.


Est-ce beaucoup ou pas assez, ces investissements? Dur à dire. « Nous nous étions donné l’objectif d’investir à toutes les étapes du développement minier et nous l’avons fait » indique M. Pelletier. « Le contexte est difficile, mais il ne faudrait pas que la caisse soutienne des projets qui ne valent pas la peine », a commenté de son côté la directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec (AMEQ) Valérie Filion.


Ce n’est que depuis le début de 2014 que la caisse est équipée pour couvrir pour les phases minières. Avant, SODEMEX ne touchait pas à la phase développement.


Lors de sa présentation, Dany Pelletier a publié des statistiques qui en disent long sur les problèmes que connaît l’industrie. Ainsi, 78% des projets miniers démarrent avec des retards de production, ce qui diminue les rendements ; 92% des problèmes que connaissent ces projet sont imputables à une mauvaise gestion (contre juste 8% à des problèmes techniques) et seulement 2,5% des projets sont réalisés à l’intérieur des coûts. L’augmentation moyenne des coûts est de 70%. Avec de telles données, pas étonnant que les investisseurs soient frileux.


Mais après une si mauvaise performance, le secteur est en train de s’assainir, croit M. Pelletier. Émergent maintenant des gisements sous-évalués et de nouvelles sociétés démarrées par des dirigeants « qui pensent autrement et dirigent autrement».


 


 


 


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