Bas-Churchill: passeport pour la guerre avec «la grosse, méchante Hydro-Québec»

Publié le 26/07/2013 à 01:52, mis à jour le 29/07/2013 à 16:37

Bas-Churchill: passeport pour la guerre avec «la grosse, méchante Hydro-Québec»

Publié le 26/07/2013 à 01:52, mis à jour le 29/07/2013 à 16:37

Par Hugo Joncas
Muskrat Falls

Dans le Bas-Churchill, Terre-Neuve a commencé la construction de la centrale Muskrat Falls, qui doit durer cinq ans. Photo: Nalcor.

Terre-Neuve-et-Labrador veut installer une nouvelle centrale de 824 mégawatts dans le Bas-Churchill. Le hic: en amont du grand fleuve, au Labrador même, Hydro-Québec contrôle l’énorme centrale de Churchill Falls, de 5428 MW, depuis son démarrage en 1971.


La société d’État fait régulièrement fermer les vannes presque complètement pour laisser les kilowattheures s’accumuler, en prévision de la pointe d’hiver. Ça laisse à peine plus qu’un ruisseau pour alimenter la future centrale Muskrat Falls, un projet de 7,7 G$… avec financement garanti par les fonds fédéraux.


Le projet parfait pour créer un conflit, ironisent des experts en réseaux électriques.«La meilleure façon de gagner une élection à Terre-Neuve, c’est de se tenir debout devant la grosse et méchante Hydro-Québec», dit Tom Adams, un consultant en énergie qui a travaillé pour le gouvernement ontarien et siégé comme administrateur du gestionnaire du réseau de la province, l’Independant Market Operator. Pour lui, la raison d’être du projet n’est pas économique, mais politique.


Si le projet échoue, la première ministre Kathy Dunderdale pourra toujours dire que c’est la faute du grand réseau québécois, qui lui bloque l’accès au marché nord-américain.


Dans un texte récent dans le Financial Post, le spécialiste presse Saint-John’s d’abandonner le projet, dont le kilowattheure reviendra environ deux fois plus cher que ceux du projet de La Romaine, sur la Côte-Nord.


«Ce serait de la folie que de continuer à dépenser de l’argent pour le réaliser», écrit-il dans une de ses récentes contributions au Financial Post. Pour lui, le projet est tellement cher et mal ficelé qu’il n’a aucune justification économique. «Il est conçu pour créer un conflit politique avec le Québec».


Un ancien premier ministre terre-neuvien, Brian Peckford – conservateur comme Kathy Dunderdale – prévient lui aussi Saint-John’s contre les risques du projet, rapporte la CBC.


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