S'unir pour survivre, l'ultime tentative de deux éditeurs de pages jaunes

Publié le 22/08/2012 à 13:18, mis à jour le 22/08/2012 à 19:16

S'unir pour survivre, l'ultime tentative de deux éditeurs de pages jaunes

Publié le 22/08/2012 à 13:18, mis à jour le 22/08/2012 à 19:16

Par Yannick Clérouin

La société montréalaise Yellow Media n’est pas le seul éditeur de pages jaunes en Amérique du Nord à lutter pour sa survie dans un créneau où le numérique menace un grand pan de leurs revenus.


Deux des seuls éditeurs de pages jaunes américains qui restent, Dex One et SuperMedia, se trouvent aussi en eaux troubles. Hyperendettées, les deux entreprises ont décidé de s’unir dans l’espoir de redresser leurs activités et mieux réussir le virage numérique.


Les deux sociétés inscrites en Bourse ont dévoilé mardi leur projet de fusion, qui s’effectue par échange d’actions. Les titres des deux entreprises ont grimpé après l’annonce de la transaction, mais leur valeur combinée, d’environ 140 M$ US, témoigne de l’inquiétude des investisseurs face à la lourde dette que la nouvelle entité traînera (3,4 G$ US).


Une fois le mariage consommé, il ne restera plus que deux éditeurs de pages jaunes d’envergure aux États-Unis, pourtant un marché de plus de 300 millions d’habitants.


Chute de 40 % des dépenses publicitaires, page 2



Les dépenses publicitaires dans les pages jaunes imprimées ont totalisé 8,6G$ US l’an dernier, une chute de 40% depuis le sommet de 14,2 G$ US touché en 2005, calcule la firme spécialisée Gordon Borrell, citée par le Wall Street Journal.


À l’instar de Yellow Media, la stratégie des deux éditeurs américains est de réduire les coûts tout en tentant de s’approprier une part du marché fragmenté de la publicité locale sur le Web. Or, la concurrence pour cette clientèle est très féroce, convoitée tant par les médias traditionnels tels les journaux locaux et les radios, que le géant Google.


Rappelons que Yellow Media a annoncé le 23 juillet dernier son intention de réorganiser son capital afin de faire passer sa dette de 1,8 G$ à 850 M$, tandis qu’elle poursuit sa transition de l’imprimé vers le Web.


Les créanciers de l’entreprise montréalaise, parmi lesquelles ont retrouve les grandes banques canadiennes et Desjardins, cherchent à faire dérailler le plan de restructuration proposé, surtout depuis que l’entreprise a dévoilé des résultats meilleurs que prévu à son deuxième trimestre, ce qui lui a permis de générer des liquidités de 375M$.


Le titre de Yellow Media gagne 0,01 $ à 0,07 $ au moment de mettre en ligne.


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