Le patron de TC veut participer aux audiences sur les Publisacs

Publié le 12/12/2018 à 12:05

Le patron de TC veut participer aux audiences sur les Publisacs

Publié le 12/12/2018 à 12:05

Par La Presse Canadienne

[Photo: 123rf]

Estimant qu’il y a des mythes à déboulonner à propos des Publisacs, le président et chef de la direction de TC Transcontinental (TCL.A), François Olivier, compte participer à des audiences de la Ville de Montréal l’an prochain, alors que certains se demandent s’il faut interdire la distribution de ce produit.


Dès le début de 2019, l’administration Plante se penchera sur les coûts environnementaux et financiers de la distribution à « grande échelle » des Publisacs dans le cadre des consultations entourant la révision de son plan de la gestion des matières résiduelles.


Bien connu des consommateurs et distribué à domicile, le Publisac contient à la fois des feuillets publicitaires et généralement un hebdomadaire local.


« Il n’y a pas d’arbres qui se coupent au Québec pour faire des circulaires, a dit M. Olivier, mercredi, au cours d’un entretien téléphonique. C’est fait avec les résidus des scieries. Le Publisac et un produit responsable et recyclable. »


L’éditeur et imprimeur québécois distribue son produit à environ 800 000 domiciles sur l’île de Montréal et quelque 3,5 millions de foyers à travers la province.


M. Olivier, qui a qualifié de « sain » le débat qui aura lieu l’an prochain, estime toutefois que plusieurs personnes ignorent par exemple que le taux de récupération des feuillets publicitaires en papier journal est de 86 pour cent.


« Dans les 10 dernières années, la demande n’a pas fléchi, a-t-il dit. Environ 87 pour cent des gens qui reçoivent le Publisac le consultent en moyenne 27 minutes par semaine. Ce sont des faits qui ne sont pas connus. »


En contribuant à éduquer les consommateurs en leur expliquant de retirer les circulaires des sacs de plastique, M. Olivier croit que le taux de récupération des feuillets peut même franchir la barre de 90 pour cent.


Néanmoins, le patron de Transcontinental n’a pas caché avoir été surpris que le Publisac soit aussi ciblé à la fin du mois de novembre lorsque l’administration Plante a signalé ses intentions de se pencher sur la distribution du produit.


« On ne savait pas que cela s’en venait, alors nous avons été très interpellés, a raconté M. Olivier. Mais nous avons compris que c’est un processus plus global. »


Hebdos Québec a réitéré cette semaine son appui au Publisac, soulignant, par voie de communiqué, qu’il s’agissait d’un « élément extrêmement important dans l’écosystème et le modèle d’affaires » des hebdomadaires.


« Éliminer le Publisac serait de les soustraire à une information locale et régionale tout en privant nos annonceurs de rejoindre leur clientèle de proximité », a fait valoir le président de son conseil d’administration, Benoit Chartier.


Une option


L’entreprise établie à Montréal a également fait valoir qu’il était possible pour ceux qui ne désirent pas recevoir les Publisacs, de le manifester en affichant un pictogramme à cet effet sur leur porte ou leur boîte aux lettres. Quelque 175 000 domiciles québécois ont décidé de se prévaloir de cette option.


Néanmoins, l’opinion de Transcontinental n’est pas partagée par tous.


Divers médias ont rapporté qu’un Montréalais, Charles Montpetit, désire recueillir les 15 000 signatures nécessaires afin d’obliger Montréal à tenir une consultation publique sur la distribution des Publisacs.


M. Olivier ne s’est pas inquiété des audiences à venir, étant donné que les villes de Halifax, Calgary et Ottawa se sont penchées sur la question, respectivement en 2018, 2016 et 2003. En Nouvelle-Écosse, on offre l’option de ne plus recevoir le produit sur demande, par exemple.


Dans une note publiée à la fin novembre, Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, avait calculé, en tenant compte de la population montréalaise et du nombre de ménages, que le Publisac représentait des revenus annuels oscillant entre 38,6 millions $ et 44,3 millions $.


« Si l’effort environnemental s’étend plus largement à travers le pays, l’impact pourrait être plus important (pour Transcontinental) », a écrit l’analyste.


Transcontinental dévoilera par ailleurs ses résultats pour le quatrième trimestre et l’ensemble de l’exercice jeudi.


Divulgation: Les Affaires est une entitée de TC Transcontinental


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mercredi 06 février


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

À la une

La vague des micro-distilleries frappe la Belle Province

Édition du 12 Janvier 2019 | Daniel Germain

Aujourd'hui, on trouve une dizaine de vodkas québécoises et trois fois plus de gins made in Quebec.

CGI, l'effet du «shutdown» américain dans la mire

Washington représente 12,7% des revenus de CGI, mais la majorité des contrats sont de nature essentielle.

Le «shutdown» pèse sur l'économie américaine

11:36 | AFP

Aucune solution immédiate n’apparaît pour mettre un terme à la fermeture partielle des administrations.